21 octobre 2009
Retour de salon
Retour de salon…
Voilà, c’est fini pour une année ! Que dire de ce salon… J’ai fait ma bénévole, c’était sympa, j’ai fait de jolies rencontres : Pierre Bordage, Camille et Antoine Broto, Tatiana Arfel, Monique Zerdoun. D’autres moins intéressantes que prévues mais ça ne vaut pas la peine d’en parler.
Contrairement à l’année dernière où je n’avais pas d’auteur attitré, cette année, j’avais demandé à Valérie de rester avec une ou deux personnes seulement. Je suis restée sur le stand entre Pierre Bordage et Antoine Broto. Deux genres de littératures complètement différentes mais intéressantes. J’en parlerai un autre jour parce que là, je suis malade, en arrêt, et je tousse comme une locomotive à vapeur…
Être bénévole sur ce genre de salon, n’est pas toujours très sympa, les gens qui achètent les livres sont en général pressés et peu souriants, quelques fois hautains ahah ! Alors, j’ai été très très agréablement surprise par les lecteurs de SF, ce n’est pas le même public, il est accueillant, patient. Et puis, je l’ai trouvé gourmand, gourmand de lecture, de curiosité, de partage avec leur auteur… oui vraiment bien !
Je voulais toutefois ajouter, que j’ai dit une ânerie, le jour du salon, nous avions à notre disposition des listes d’auteurs avec les librairies qui les recevaient, tout ceci accompagné d’un plan. Voilà, il faut reconnaître ses erreurs aussi… !
Une chose encore, je voulais faire faire une dédicace à un copain de la main de Goffette, il était sur le stand en face du mien, et les trois ou quatre fois que j’y suis allée, il était parti… Encore une surprise de ratée !!
Claude
10 octobre 2009
Salon du livre
Déjà une année de passée depuis le dernier salon du livre du Mans, je dis salon parce qu’il a encore changé de nom ; au tout début c’était les 24 h du livre, puis la 25ème heure, et nous en sommes au salon… C’est pour faire bien, parce que les thèmes n’en sont pas devenus plus intéressants !!! Cette année : « nomades des steppes »
Sur le super dépliant de la ville, il est tout de même noté comme premier auteur confirmé , c’est là, où vous allez rire ou pleurer : Jean-Pierre Coffe. Alors messieurs, dames, ne lisez pas ce dépliant, sinon vous ne viendrez pas !! Parce qu’il va y avoir des auteurs merveilleux comme : Tatiana Arfel (l’attente du soir), Michèle Lesbre (le canapé rouge), Fabienne Juhel, Monique Zerdoun, Marc Kravetz , Jean-Marie Laclavetine, Marie-Hélène Lafon, Anne Percin, Pierre Bordage en SF etc… qui seront sur le stand de « L’Herbe entre les dalles » (ils ne sont pas sur le dépliant ;o) Je ne les ai pas tous lu, loin de là, je ne suis pas libraire, et c’est bien la première fois que je fais ce salon à un moment de ma vie où je n’ai pas du tout envie de lire, si ce n’est un peu de Fantaisie le matin, et encore !! Alors, cette année, je vais être sur le stand avec Pierre Bordage je pense.
Je ne vous parle que de quelques auteurs présents sur le stands, bien entendu il y en a d’autres ailleurs, mais, la liste des écrivains présents au salon ne figure pas sur notre super dépliant.
J’ai toutefois, beaucoup aimé le premier roman de Tatiana Arfel, j’y reviendrai à un autre moment. J’ai lu aussi Michèle Lesbre et Marie-Hélène Lafon.
Sinon, la grande déception, une des grandes déceptions, parce qu’hier quand même, avec ma copine libraire quand nous sommes allées installer le stand, nous avons remarqué que 5 gros cartons de livres avaient disparu… Nous les retrouverons certainement sur ebay, ou amazone ou un autre site du genre !!! C’est nul tout ça !!!!
Enfin ma seconde déception est que je voulais à tout prix aller écouter Anouk Grinberg qui devait venir lire les lettres de Rosa Luxembourg, elle a annulé…
Mais, il reste toutes les surprises des ces deux jours épuisants, toutes les belles rencontres éphémères, tous les rires, les coups de crises, les coups de fatigue, les gens qui passent sur le stand manger un gâteau et boire un thé (éh oui, Valérie a installé un salon au milieu du stand !!, il faut savoir vivre non ?!)
Alors je vous raconterai, parce que là, je vais me préparer, retirer le gâteau au chocolat du four et partir.
Bon week-end à vous.
Claude
03 octobre 2009
Bon anniversaire...
À quelques jours près, elles auraient tout juste eu 98 ans de différence… Alors bon anniversaire à ma chère grand-mère et bienvenue à la petite Cloé, son arrière-arrière petite fille. Je suis heureuse de vous savoir toutes les deux en bonne santé et pleine de vie.
Claude
27 septembre 2009
Mon sommeil...
Mon sommeil…
de Christine Lavant
mon sommeil est parti dans l’eau
son manteau et ses souliers
la mort me les a jeté par la fenêtre
attachés à une pierre.
Alors il ne me reste plus qu’à marcher
comme une somnambule
çà et là dans ma chambre
et voir mes yeux s’emplir
de l’image de l’eau.
mon sommeil est passé devant moi
je dois encore remettre en place
son manteau de plomb et ses souliers étincelants
je dois aussi remâcher la pierre
du dernier rêve
après quoi je pourrai le suivre
Christine lavant (anthologie posthume 1978), trouvé sur le net.
Claude
16 septembre 2009
dormir dans le chagrin du vent... Léo Ferré
Juste deux extraits…
Dormir
Dans le chagrin du vent
Dormir
Jusqu’au nouveau
printemps
Et dans les champs
Mettre à la voile
Et pour une fleur
Vendre une étoile
Tout simplement
Sans bouger d’un centime
Dans le carrosse de la frime
…
Partir
En cocotte en papier
Partir
Dans le sleeping des prés
Et dans tes bras
Faire une escale
Et dans tes yeux
Me faire la malle
Rien que nous deux
Sans boussole et sans voile
Avec toi pour étoile.
Les gares et les ports, Léo Ferré.
Claude
14 septembre 2009
Festival Saint-Nolff
Ce week-end avait lieu le festival de musique de St Nolff. Kesiah Johns, Arno, Ghinzu, Ska-P… et d’autres que je n’ai soit pas vu, soit trouvé inécoutable.
C’était très sympa.
Bon, le bémol tout de même, c’était les embouteillages, j’ai failli raté Késiah Johns…
Je tiens ici à saluer l’initiative de l’association « ÉcoCup Sud Breizh ». Elle met à disposition des gobelets consignés, afin d’une part de contribuer au gaspillage et d’autre part à contribuer au respect de l’environnement. Et ça marche !! C’est agréable à la nuit tombée, de ne pas glisser sur des cannettes ou des bouteilles en verres (ce qui était le cas en dehors de l’enceinte, sur les bermes… )
Mais, ne faîtes pas comme moi, le lendemain matin, en ouvrant mon sac, j’ai retrouvé mon gobelet !!!! Désolée, les gars ;o)
Claude
10 septembre 2009
Près des arcades
Près des arcades
de Jean Pierre Pouzol
à Daniel A.......
Où nous sommes-nous perdu depuis
Ce temps pour nous arrêté
Quand nous attendions du futur
Une étincelante présence
Sans cesse nos pas passaient au filtre des paroles
Nul serment nous aurait porté secours
Et si nos mains ne saisissaient que fumée
Elles pesaient d’ombre en vérité
Mais que dire maintenant de toute
Cette distance dans nous
PA, 28 décembre 2003
Échardes & Rossignols, Poèmes de Jean Pierre Pouzol, Préface de Christophe Mileschi, Dessins de Jacques Rouby. Le Nœud des Miroirs.
Je n’arrive pas à me procurer ce recueil, cela semble difficile, dommage. Mais, une amie m’a prêté le sien, et j’ai recopié ce poème. Si vous le trouvez je vous le conseille, il est très beau. La préface de Christophe Mileschi est magnifique, on y parle d’amitié, d’amour, de vrai.
Claude
22 août 2009
Deux poèmes de Guy Goffette
Été
de Guy Goffette
Dévore, feu, beau feu aux langues de démones
tous ces papiers, ces livres, ces lettres mortes,
et de vieil homme plein de rancœur et plein
de nuit, dévore-le
avec le mauvais drame de sa vie, cette vieille
partition à une seule main sur la scène du cœur
tandis que l’autre dans la coulisse bat le vide,
cherchant quoi ? un amour
qui ne ferme pas à clef les battants
de l’horizon, mais porte plus haut que nous
ses flammes dans le soir qui s’étire : amour
qui te ressemble feu,
mais comme une pierre dans la paume de midi.
Chantier de l’élégie
de Guy Goffette
IV
Mais la mort a passé sa main lourde
dans la chevelure des étés
et le dernier soleil a fait une torche
devant nous des oripeaux de tilleul,
éclaboussant de pourpre et d’or
le jardin fermé de notre amour
et nos yeux d’habitude, puis la brume
est venue, et tes larmes, et l’hiver
accrochant aux barbelés de l’horizon
la robe du premier bal, la robe
sans couture et la promesse non tenue
de changer l’eau des jours en vin,
de changer l’eau, chaque jour,
et la soif, et la mer,
l’amer visage du monde,
chaque jour
- en vain.
Le pêcheur d’eau de Guy Goffette, Poésie Gallimard.
Merci à Marc (http://www.frenchpeterpan.com) pour avoir fait un billet sur le livre « Presqu’elle s» de Guy Goffette, ce qui m’a fait ouvrir ce petit recueil. D’ailleurs Marc, je n’ai pas lu « Presqu’elles », j’ai fait une erreur, je t’ai raconté n’importe quoi ;o) désolée.
Claude
Berlin dernière de Kits Hilaire
Berlin me manque. Vous pensez sûrement, que je devrais sauter dans ma voiture et partir, comme cela elle ne me manquerait plus. Ce n’est pas si simple, mon Berlin n’existe plus. Le Berlin des années 80 est loin… Nous fêterons en novembre les 20 ans de la chute du mur… 20 ans… J’aurai certainement l’occasion de revenir sur le sujet ou pas d’ailleurs.
Berlin, l’amour, l’amitié, le partage, la fête et la décadence. Lui à l’Est et moi à l’Ouest. Nous sommes si peu de survivants.
À mon amour, à mes amis, si je ne parle jamais de vous avec les autres, ce n’est pas que je vous oublie, mais que je continue à vous aimer.
Extrait page 18
- Tu reviendras, crie Andy par la fenêtre, tu reviendras, tu verras. Personne ne part jamais réellement d’ici. Surtout pas toi. Les gens comme nous ne partent jamais.
Ils vont voir ailleurs quelque temps.
Ils font semblant ailleurs. Semblant de ne rien savoir, comme si Berlin n’avait jamais existé. Mais tu sais maintenant. C’est irréversible.
Un jour tu reviendras. Et moi je serai toujours là.
Après la chute du mur, Kits Hilaire a écrit une chronique sur la fin d’un monde : « Berlin dernière ». Je l’ai relu, comme à chaque fois que cette nostalgie, cette souffrance m’étreint le cœur. Et je me retrouve dans Kreuzberg tant parcouru, puis, à l’Est ou les règles étaient si différentes après le passage de la frontière.
Je sais que Berlin existe toujours, ce n’est pas le mien, le nôtre, mais la ville est là, et elle continue à exercer son influence sur des milliers de gens. Je le vois sur les blogs, et c’est bien.
kits Hilaire a écrit plusieurs livres depuis Berlin, dernière. Je les ai tous relu hier soir.
La Pitié, 1992, chez Pauvert.
Rosa Colère, 1995, chez Pauvert.
Vise directement la tête. 2000, chez Pauvert.
Berlin dernière, Kits Hilaire, Pauvert, 1990.
Claude
18 août 2009
Poèmes de Mario Luzi
Figure
de Mario Luzi, Prémices du désert
L’image soudaine de la terre,
Les traces et les empreintes où un voile
de poussière est tombé – sur ton visage
tout fugitivement,
pour peu que le regard erre détourné
de l’âme apparaît et se consume.
Mais combien de fois t’ai-je vue naître à ma rencontre
sous les arbres sans sommeil, combien de fois
périr, et puis t’ai-je perdu.
De l’obscur événement hésite encore
cette couleur qui crie là dans le ciel.
Loin, plus loin que la vie
de Mario Luzi, Prémices du désert
Loin, plus loin que la vie,
à quel point les choses peuvent trahir
et surprendre la chasteté de la pensée,
tu l’as vu, tu en as douté, tu l’as connu,
à quel point les choses peuvent blesser
et leurrer la pureté intérieure,
tu l’as vu, tu l’as mesuré même par le songe.
Le réveil est le soir impétueux,
c’est ce signe d’âmes exilées,
l’hirondelle en crie la fraîcheur.
Ah, il n’est par tard quoique la nuit menace,
tu as avant cela eu le temps de voir
à quel point les choses portent loin,
à quel point d’un seul coup elles peuvent manquer,
faire défaut à la vive vérité de l’esprit.
Les routes, si tu les parcours à cette heure, sont parsemées
de ces hommes, non, de ces larves
inquiètes qui répètent la vie déjà vécue,
vagues dans l’implacable clarté
des sentiers déjà vus et déjà parcourus,
et qui hâtent la mort pour s’ouvrir
dans l’ombre, pour se dérober au connu.
Tu en vis venir dans la nuit
une lumière minuscule surgie du fond
pour chercher accueil dans l’amour.
Prémices du désert, poèmes 1932-1956, de Mario Luzi. Préface de Jean-Yves Masson, traduit par Jean-Yves Masson et Antoine Fongaro. Éd. Poésie/Gallimard.
J’ai retrouvé dans ma bibliothèque ce recueil de Mario Luzi, et, je suis en train de le redécouvrir. Je vous fais partager ces deux poèmes, qui j’espère vous donnerons envie de découvrir un peu plus ce poète, qui dominait la « seconde génération » de l’hermétisme. Mouvement qui ne fut jamais constitué en école, mais dont les principaux poètes présentent entre eux d’indéniables affinités. Je vous conseille à ce propos la préface de Jean-Yves Masson (dont je viens de recopier une phrase… !!! et ce n’est pas bien, mais bon…).
Claude




