De Bloomsbury en passant par Court green...

08 mai 2013

Juste comme ça...!

Juste comme ça…

Je viens de me rendre compte que je n’ai rien posté de longtemps, très très longtemps !

Il faut que je vous dise, que je lis moins en ce moment, enfin, un peu différemment. En effet, depuis quelques semaines, je suis des cours dans un rucher école, et mes lectures s’en ressentent. Elles sont pour un temps, un peu plus dirigées sur les abeilles.
Et qui sait, l’année prochaine j’aurai peut-être une ou deux ruches au fond de mon jardin.

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Je sens que ça ne va pas durer, la littérature qui me fait, commence à me manquer. J’écoute des livres comme le banquet de Platon ; un jour, je suis morte de Macha Méril… et, j’ai toujours un polar sous le coude…

Et puis, les travaux extérieurs ont commencé… pfff, que du bonheur ! Vrai !

Voilà, à bientôt.

Claude

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24 mars 2013

En ce moment...

En ce moment, je lis des polars, des livres que l’on m’a offert ou prêté. Je ne m’y retrouve pas forcément, donc je n’ai pas vraiment de billet à faire.

À bientôt

Claude

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07 mars 2013

Quatorze formes de mélancolie

Quatorze formes de mélancolie
d’Eduardo Chirinos

 

Je lis beaucoup en ce moment, j’ai quelques billets en préparation, en attendant de les finaliser, voici un poème d’Eduardo Chirinos. C’est la première fois que je le lis. C’est un poète péruvien, qui enseigne actuellement dans le Montana (USA). J’aime beaucoup le poème de la quatrième de couverture.

Arriver quelque part ne signifie pas
abandonner autre part.
      Prendre racine
dans un pays ne guérit pas les blessures
du pays que nous abandonnons.

Balbutier d’autres langues
n’empêche pas de balbutier la nôtre.

Le mot que nous choisissons
n’efface pas le mot que nous occultons.

 

Le poème qui suit est extrait du recueil « Quatorze formes de mélancolie », c’est le treizième.

Le monde vieillit.
Les vieux poètes ont chanté les fleurs,
les rayons de soleil, les feuilles mortes, l’ardeur éternelle de la neige.

      Mais un jour
ils ont décidé de se taire. Ou de chanter d’autres choses :
le rouge de tes joues, la douleur

des plaisirs, la profondeur du silence.
La machine absurde et aveugle de l’histoire.

Et le monde vieillit. Regarde les fleurs,
les rayons de soleil, les feuilles mortes, la neige.

 

Quatorze formes de mélancolie, d’Eduardo Chirinos, traduit de l’espagnol (Pérou) par Modesta Suárez et Álvaro Ruiz. Voix Vives de Méditerranée en Méditerranée.

Claude

 

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24 février 2013

L'effet papillon

L’effet papillon de Pernille Rygg

Le père d’Igi vient de mourir, renversé par une voiture. Ancien policier, il était devenu détective privé. Igi, qui est chercheuse en psychologie, spécialiste du chaos, l’a aidé bien des fois. Aussi, lorsqu’elle découvre dans son bureau un médaillon accompagné d’une lettre, elle se rend compte qu’il n’avait pas terminé sa dernière enquête. Elle décide donc de le faire pour lui.
À partir de là, tout s’enchaîne, tout s’imbrique, elle nous mène dans Oslo sous la neige, dans laquelle elle croise un bon nombre de vies et de drames.

Je lis peu de romans policiers, c’est un tort, ça fait du bien !!! Celui-ci, je l’avais lu à sa sortie, en 1997 et je ne m’en souvenais pas ! Ce premier roman est très bien mené, il nous tient en haleine du début à la fin.

Claude

Première page
C'est un de ces mauvais tours de magie qui me don­nent envie de baisser les yeux ou de céder à mes instincts en chialant comme un môme.
La machinerie se déclenche et produit une petite secousse qui fait légèrement trembler les fleurs. D'une infinie lenteur, le glissement est si progressif, si discret, qu'involontairement je m'efforce de percevoir le gron­dement du moteur à travers la musique. Mais en vain.
Sans doute utilisent-ils un discret système hydraulique.
Peu à peu je suis obnubilée par l'idée que, s'éloi­gnant du catafalque sur son tapis roulant, le cercueil se dirige droit dans les flammes du four crématoire.
Et le petit numéro d'escamotage n'est même pas encore terminé que toutes mes réserves de larmes se sont congelées.
Vient enfin le tour des vivants qui peuvent mainte­nant se lever puis s'engager dans l'allée dallée qui les conduira hors du crématoire ouest. Et moi, cette méca­nique m'empêche toujours de croire qu'il repose dans la pièce d'en dessous. En ce moment, je n'ai pas l'im­pression qu'il repose mais qu'il brûle. Et, comme tou­jours, je ne peux m'empêcher de me demander si l'on fait aussi brûler le cercueil.
Ces flammes dont on nous épargne la vue, c'est tout simplement l'horreur. Elles ne purifient rien du tout.

L’effet papillon de Pernille Rygg, traduit du norvégien par Éric Eydoux. Éd. de l’aube.

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23 février 2013

Les boîtes

Les boîtes
d’Estván Örkény

Le livre commence par une lettre expédiée du front par Gyula Tót à ses parents. Il leur annonce l’arrivée prochaine, pour deux semaines, de son commandant. Il leur demande de bien s’occuper de lui malgré ses bizarreries, car, il pourrait améliorer son quotidien à son retour. Aussi, les Tót et leur fille, vont tout mettre en œuvre pour plaire au commandant Varró. Il est peu dire que de dire que leur vie va devenir un cauchemar !

C’est formidable, c’est une petite merveille satirique comme il est écrit sur la 4èmede couverture ! « Quiproquos et situations totalement loufoques s’enchaînent dans une comédie acide à l’humour décalé ». On y rencontre des personnages et des situations fantaisistes au possible, mais, au-delà il y a tout l’absurdité de la guerre.

Page 21. Le facteur de Mátraszentanna avait été mobi­lisé dès le premier jour de guerre. À sa place, un individu bossu, bègue et simple d’esprit se chargea de la distribution du courrier. Tout le monde l'appelait le père jojo.

Le jour où l'on recevait son courrier dépendait aussi du sens de la symétrie du père Jojo. Par exemple, il détestait le professeur Cipriani, le psychiatre de renommée européenne qui garait souvent sa voiture devant le portail de sa villa, sur le côté de la rue, dans une position cruellement asymétrique. Il n’en aimait que plus la famille Tót, et en premier lieu Lajos Tót lui-même.

Il était quasi amoureux de lui. Les loqueteux prennent souvent les porteurs d'uniforme pour des êtres supérieurs, comme les infirmes les indi­vidus au corps parfait. Mais ce n’est pas tout. Lajos Tót prenait toujours soin de sa personne. On ne le voyait jamais le casque de travers, ou avec un mouchoir pendouillant de sa poche. Aux yeux du père Jojo, il était le superlatif de la symétrie humaine, car même ses cheveux étaient partagés par une raie au milieu, c'est-à-dire que si on le coupait en deux avec un couteau bien tran­chant, on obtiendrait deux moitiés parfaitement identiques, ce qui est difficile à faire même avec un veuf.

Grâce à cela, les Tót ne recevaient que de bonnes nouvelles du front puisque, par pure bienveillance, le père Jojo avait détruit l'une des lettres de Gyula (pourtant il n'y était question que d'une légère intoxication due à un saucis­son). La fenêtre du bureau de poste de Mátraszent­anna donnait sur la cour. En dessous, à portée de main, se trouvait un tonneau pour la pluie, plein d'eau verte et croupie. Après avoir soigneusement examiné le courrier du jour, le père Jojo y jetait les lettres vouées à la destruction.

Une fois encore, István örkény, arrive par la dérision à aborder un sujet grave, à savoir ici, jusqu’où on pourrait aller pour sauver un être cher. C’est le second livre que je lis de cet auteur, j’avais il y a quelques temps fait un billet sur « le chat et la souris ». J’adore !

Claude

Première page
LETTRE DU FRONT

Chers parents, chère Agika,

J'ai appris hier que notre chef bien-aimé, le comman­dant Varró, rentrait deux semaines en permission pour rétablir sa santé légèrement ébranlée. J'ai aussitôt couru le voir et j’ai tâché de le convaincre de profiter de l'hospitalité de mes parents plutôt que de l'appartement poussiéreux de son frère dans les bruits de la capitale, mais il a décliné mon invitation en disant qu'il ne voulait être un fardeau pour personne avec ses nerfs en charpie. Effectivement, à cause du harcèlement intense des partisans, notre commandant bien-aimé souffre de graves insomnies, il est en outre très sensible aux odeurs. Il y en a qu'il ne peut pas supporter alors que d'autres l'apaisent, comme par exemple l'odeur des sapins. Heureusement, je me suis rappelé que l'appartement de son frère est situé non loin des établisse­ments Spódium, où on équarrit des charognes. Je suis retourné le voir et je lui ai décrit notre maison à Mátraszentanna, le jardin ensoleillé, la vue sur le mont Bábony, et puis le délicat parfum de sapin qui baigne la vallée de Bartalapos, et figurez­-vous que notre commandant a accepté mon invitation! Si les partisans relâchent la pression, il se mettra en route probablement au début de la semaine prochaine. Vous pouvez vous imaginer ce que ça représente pour moi! Le train des permissionnaires part de Koursk, et il m'a déjà promis de m'emmener dans la voiture du bataillon, mon Dieu, je pourrai prendre un bain!

Les boîtes d’István Örkény, traduction du hongrois de Natalia Zaremba-Huzsval et Charles Zaremba. Éd. Cambourakis.

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19 février 2013

Est-ce que tu m'aimes encore ? Correspondance

Est-ce que tu m’aimes encore ?
Correspondance
Marina Tsvétaïeva et Rainer Maria Rilke


C’est par le biais du père de Boris Pasternak que Marina Tsvetaieva prendra contact avec Rilke. S’en suivra une correspondance passionnée qui durera de d’avril 1926 jusqu’à la mort du poète le 30 décembre de la même année.
« Une histoire d’amour et de mots » qui ne se concrétisera jamais, ils ne se rencontreront jamais. Ces deux être que tout sépare se sont admirés, aimés à travers leur correspondance abondante, partageant leurs questionnements, leurs écrits. D’âge, de tempérament, de langue différents, leur réunion était improbable. Toutefois, ils trouveront à travers les mots le chemin de la rencontre. « Leurs échanges sont admirable d’entente, de profondeur et de franchise ». («» 4ème de couverture).

C’est un très beau recueil de correspondance, plein de fougue, de réflexion, d’amour et de solitude. La poésie ici, envahit certaines pages.

Claude

Page 53

Marina Tsvetaieva à Rilke
J’ai lu ta lettre près de l’océan, l’océan lisait avec moi, nous lisions tous les deux. Ça ne te dérange pas, qu’il lise ainsi en même temps que moi ? Il n’y en aura pas d’autre, je suis trop jalouse.

Pages 59/60
Rilke à Marina
Poétesse, sens-tu à quel point tu t’es empare de moi, toi et ton magnifique compagnon de lecture, voici que j’écris comme toi, comme toi je descends les quelques marches menant de la phrase à l’entresol des parenthèses où les profonds sont si bas et où ça sent les roses anciennes, qui ne cessent jamais. Marina : comme j’ai habité ta lettre.

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18 février 2013

La lune et les cypres

La lune et le cyprès
      de Sylvia Plath

 

Cette lumière est celle de l'esprit, froide et planétaire,
Et bleue. Les arbres de l'esprit sont noirs.
L'herbe murmure son humilité, dépose son fardeau de peine
Six mes pieds comme si j'étais Dieu.
Une brume capiteuse s'est installée en ce lieu
Qu'une rangée de pierres tombales sépare de ma maison.
Je ne vois pas du tout où cela peut mener.

La lune n'offre aucune issue, c'est un visage morne
D'une blancheur d'os effroyable.
Elle traîne derrière elle l'océan comme un crime obscur; elle est calme,
Trou béant de désespoir total. J'habite ici.
Deux fois tous les dimanches les cloches ébranlent le ciel -
Huit langues puissantes annoncent la Résurrection.
À la fin, seul vibre le son grave de leur renommée.

Le cyprès se dresse alors, gothique.
Aux yeux levés sur lui, il désigne la lune.
La lune est ma mère. Elle n'a pas la patience de Marie.
Son vêtement bleu laisse échapper chauves-souris et hiboux.
Je voudrais tellement pouvoir croire à la tendresse -
Au visage de cette effigie, adouci par la lueur des cierges,
Qui poserait sur moi son regard bienveillant.

Je suis tombée de trop haut. Des nuages fleurissent,
Mystiques et bleus, à la face des étoiles.
Dans l'église les saints doivent être tout bleus,
À frôler les bancs glacés de leurs pieds délicats,
Et leurs mains et leur visage tout engourdis de sainteté.
La lune ne voit rien de tout cela. Elle est chauve, elle est cruelle.
Et le message du cyprès n'est que ténèbres - ténèbres et silence.

La lune et le cyprès, extrait de Ariel de Sylvia Plath, traduction de Valérie Rouzeau. Éd. Gallimard.

Pour poursuivre un peu avec Sylvia Plath… 

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Les photographies sont de Geneviève Bolduc, empruntées sur son site avec son autorisation.  http://www.vivrelacampagne.com/blog/ciel/variations-autour-de-la-lune.html

Claude

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17 février 2013

Mourir est un art, comme tout le reste d'Oriane Jeancourt Galignani

Mourir est un art, comme tout le reste
Oriane Jeancourt Galignani

 

L’auteure reprend la dernière année de la vie de Sylvia Plath, de la naissance de son fils Nicholas (17 janvier 19662) à la vieille de sa mort, qu’elle s’est donnée le 11 février 1963. Elle imagine à partir des nombreuses biographies existantes et du recueil « Ariel), les instants de vie de Sylvia qui ont générés certains poèmes.

Le livre commence donc la vieille de sa mort, au moment où les souvenirs surgissent. À chaque souvenir correspond un poème. Je vous conseille de relire chaque poème avant de lire les chapitres correspondants.

Ce roman montre un très beau portrait de Sylvia Plath, (même s’il est imaginaire), il est plein de ses contradictions, de sa fougue, de sa tendresse, de son humanité. J’aime beaucoup sa poésie, son roman aussi d’ailleurs ! Ces recueils de poésie sont toujours de sortie…

Chant du matin

Amour, l'amour a réglé le rythme de ton cœur comme unegrosse montre d'or.
La sage-femme a giflé les plantes de tes pieds, et le pur cri de toi
Pris, sa place aussitôt parmi les éléments. 

Nos voix résonnent à la gloire de ta venue. Statue nouvelle
Dans un musée rempli de courants d'air. Ta nudité
Menace notre sécurité. Nous t'entourons comme des murs ébahis.

Je ne suis pas plus ta mère
Que le nuage qui distille un miroir où longuement se reflé­ter
Avant de disparaître au gré du vent. 

Toute la nuit ton souffle de papillon
Vibre au milieu des, roses toutes roses. Je m'éveille et j'écoute
Un océan lointain roule dans mon oreille.

Un seul cri et je saute hors du lit, trébuche, bovine et florale
Dans ma chemise de nuit victorienne.
Tu ouvres une bouche aussi nette qu'une gueule de chat. La vitre

Pâlit et ravale ses étoiles. Alors tu essaies
Ta poignée de notes ;
Les voyelles lumineuses s'élèvent comme des ballons.

Chant du matin de Sylvia Plath ; traduction de Valérie Rouzeau. Éd. Gallimard.

Page 22.

Elle est sur le point d'accoucher, allongée dans son lit matrimonial. Sa chemise de nuit se trempe : une eau lourde coule de son ventre, un bain qui la fait trembler. « Tu restes jusqu'au bout, Ted ? » Il tient son poignet, assis à côté du lit. Elle n'entend pas sa voix. IG ne s'est pas rasé, elle aimerait qu'il l'embrasse.

Son corps s'enfonce dans la flaque tiède. La sage­femme l'avertit, elle revêt un masque bleu, le travail commence. Winifred Davies, l'humain le plus vrai qu'elle ait jamais rencontré dans ce pays de porcelaines chinoises. Elle s'est promis de pousser le plus fort pos­sible. Elle ne veut pas, aux yeux de Winifred, passer pour une Américaine douillette. Elle fait confiance à cette femme, à ses poignets épais, à sa franche brutalité. Rien à voir avec cette retenue, cette decency des gens d'ici, qui la laisse si seule. Winifred pourrait aussi bien être avorteuse, elle fouille dans les ventres des femmes, en sort ce qu'elle veut.

Mourir est un art, comme tout le reste d’Oriane Jeancourt Galignani. Éd. Albin Michel.

Claude

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Juste comme ça…

Le mois de janvier a été très difficile, pfff… j’espère que la suite de l’année sera plus belle ! L’envie de lire est revenue, ouf !!!

Claude

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27 janvier 2013

Évasion

Évasion
Alfred Lichtenstein (1889-1914)

Dis donc, de ces pièces
Immuables et des rues arides Et de ce soleil rouge des toits,
De l’ennui infâme de tous les livres
depuis longtemps usés par le regard,
Moi je n’en peux plus.

Viens, il nous faut aller
Bien loin de la ville.
Nous nous allongerons sur
Une prairie moelleuse.
Menaçant et impuissants Face au ciel clair mortellement bleu,
Absurdement grand,
Nous lèverons nos yeux décharnés, blêmes,
Nos mains ensorcelées
Et gonflées de pleurs.

 

Der Ausflug

Du, ich halte diese festen
Stuben und die dürren Strassen
Und die rote Häusersonne,
Die verruchte Unlust aller

Längst schon abgeblickten Bücher
Nicht mehr aus.

Komm, wir müssen von der Stadt
Weit hinweg.
Wollen uns in eine sanfte
Wiese legen.
Werden drohend und so hilflos
Gegen den unsinnig grossen,
Tödlich blauen, blanken Himmel
Die entfleischten, dumpfen Augen,
Die verwunschnen,
Und verheulte Hände heben.

Expressionnistes allemands, de Lionel Richard. Éd. François Maspero.

 

J’aime beaucoup ce livre, je m’y plonge souvent quand je n’arrive pas à lire. Il permet de découvrir ou redécouvrir ces merveilleux poètes allemands, souvent méconnus chez nous.

Claude

livre expressionniste allemand

 

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