W.H. Auden

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W.A. Auden est né à York en 1907 et décédé à Vienne en 1973. Poète américain d’origine anglaise, il sera révélé en France en 1994 par le film « 4 mariages, un enterrement », grâce au poème d’amour récité lors de la cérémonie funèbre.

Guy Goffette écrit qu’il y a deux moments dans l’œuvre d’Auden : avant et après 1939. « Deux œuvres qui se contredisent ». « La première courte, serrée, cinglante, obscure et politique. La seconde : longue, métaphysique, bonhomme, ironique, pacifiée, virtuose, donc très adroite. » Comme le dit Jean Ristat dans son article de l’humanité du 29 mars 2005, faut-il lire adroite ou à droite (je reprends ses mots parce que j’ai pensé exactement la même chose !).

Auden est un grand voyageur, Allemagne, Islande, Espagne,

la Chine

seront ses destinations jusqu’en 1939 où il s’embarque pour les Etats-Unis. C’est à ce moment que sa deuxième période commence. Autant l’Auden anglais était marxiste et freudien, que l’Auden américain est religieux et fataliste. Incroyable non ! En 1946, il se fait naturaliser américain.

Son vocabulaire est riche, Claude Guillot dit de lui : « C’est un parleur impénitent, un parleur qui aime les mots, tous les mots, pour leur goût, leur saveur, et son vocabulaire s’enrichit sans cesse…»  Jean Ristat dit : « Les poèmes sont d’une facture traditionnelle, le réalisme sarcastique des scènes tirées de la vie quotidienne donne au lecteur le sentiment d’une familiarité de bon aloi, rassurante. Il n’a rien à craindre hormis, peut-être, au détour d’un vers, la pointe d’ironie, un peu amère : « De quoi donc devrais-je me plaindre,/tandis que je traînasse dans/une jolie cuisine bourgeoise ?/La solitude : absurdité ! » ».

Claude