En recherchant des renseignements sur Auden, j’ai trouvé sur Internet (sur ce lien http://www.frenchpeterpan.com/article-2710914.html) des traductions différentes du poème « Chant funèbre » que j’ai mis sur mon blog hier soir. Et oui, je commence à dire mon blog, parce que la famille se fait un peu attendre…

Je vous invite à aller les découvrir, je vous poste celle-ci, de « l'amie Sabouret », elle est présentée comme cela sur le blog, je n’en sais pas plus. (traductrice professionnelle de son état). Cette traduction me parle mieux :


Chant funèbre

Arrêtez les pendules, coupez le téléphone,
Pourvu qu'il n'aboie point, jetez un os au chien
Étouffez les pianos et qu'un tambour voilé
Au sortir du cercueil, accompagne le deuil.

Que les avions décrivent des cercles en gémissant
Et tracent dans le ciel ces trois mots : Il Est Mort
Nouez un crêpe au cou des oiseaux blancs
Ajoutez des gants noirs aux tenues des agents

C’était mon Nord, mon Sud, l'Orient et l'Occident
Mon travail en semaine, mon repos du dimanche
Mon midi, mon minuit, ma parole, mon chant
Je pensais que jamais l'amour ne finirait ; j'avais tort

Étoiles, disparaissez, qu'il n'en reste plus une
Démontez le soleil et remballez la lune
Asséchez l'océan, balayez les forêts
Car rien de bon ne peut advenir désormais.

Voilà… je trouve cela plus chantant.

Claude