Dezsö Kosztolányi

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Au début du XXème siècle, Dezsö Kosztolányi était reconnu comme un auteur à succès, populaire, et comme le dit Àdám Péter dans la postface du « Traducteur Cleptomane » : « il restera pourtant l’écrivain le plus solitaire de sa génération. »

Dezsö Kosztolányi est né à Szabadka, petite ville de l’empire austro-hongrois le 29 mars 1885.

Très tôt il se consacre au journalisme (1905), auparavant, en 1901, son premier poème avait été publié dans le « Journal de Budapest ». Il s’inscrit à la Faculté des Lettres à Budapest en 1901, pour étudier l’allemand et le hongrois.

En 1905, il commence sa carrière de journaliste pour des journaux de province. En 1907, son premier recueil de nouvelles est édité : « Entre quatre murs ».

Après avoir fondée la revue « NUYGAT »  en 1908, il en devient l’un des principaux rédacteurs.

Il sera reconnu comme poète et romancier à partir de 1910 à la sortie de son recueil de poésies « Lamentations du pauvre gosse ».

En 1918, il est brièvement enthousiaste à la révolution démocratique, ce qui lui valu le mépris de ses contemporains et accentua sa solitude.

À partir de 1921, il travaille avec le quotidien libéral « le quotidien budapestois (Pesti Hirlap) » et ceci jusqu’à sa mort.

C’est à partir de 1922, que ses romans les plus connus sont édités : Néro, le poète sanglant ; Alouette ; Le Cerf-volant d’or ; Anna la douce. Il considère Alouette comme son plus grand roman.

Il travaille énormément :  écrit, traduit les grands poètes et romanciers étrangers, collabore à la plupart des journaux nationaux et prend la présidence du Pen Club hongrois (de 1930-1933).

En 1933, son livre de nouvelles le plus connu « Le Traducteur cleptomane » est édité, la même année un début de cancer des gencives est diagnostiqué.

En 1935, il rencontre Mária Radákovich, qui lui inspirera ses derniers poèmes.

Il est mort le 2 novembre de la même année à l’hôpital de Budapest.

Son œuvre est importante, c’était un travailleur impénitent, il écrivait beaucoup et facilement. C’était un homme indépendant, il n’a jamais semble-t-il dit appartenir à un groupe, ou à une tendance littéraire (cf. Àlán Peter).

Il est encore peu connu (traduit) en France, dommage parce que c’est un écrivain extraordinaire.

Son écriture est élégante, son humour fin, lors de mes lectures j’ai toujours eu le sentiment d’un homme libre. Il nous emmène dans ses mondes sans aucune peine. Je n’ai pas été surprise d’apprendre que pour lui l’écriture était un acte facile, on le ressent très bien. C’est formidable…

Claude