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Armand Robin
(source internet)

Les printemps, les étés passeront…
Et l’air s’est ébroué, fait sa toilette.
Il compte fleurette à toutes les haies,
Il enjambe les monts comme un garçon bien assuré,
Il prend sans y penser leurs joues de fête aux pommiers,
Il prend aux paysans leurs danses du dimanche.

La patience

Pensée, caressée, non conquise,
Vingt années tu te penches en moi,
Capricieuse, insaisissable alliée
Des feuilles mouvantes, des ruisseaux fuyants.

Lorsque mes mots passaient, je pensais les parler.

Ma vie sans moi, Armand Robin. Poésie/Gallimard.

Je me plais beaucoup avec Armand Robin en ce moment. Ce grand poète, traducteur de Pasternack, Essenine… linguiste exceptionnel, libertaire…

Claude