Berlin me manque. Vous pensez sûrement, que je devrais sauter dans ma voiture et partir, comme cela elle ne me manquerait plus. Ce n’est pas si simple, mon Berlin n’existe plus. Le Berlin des années 80 est loin… Nous fêterons en novembre les 20 ans de la chute du mur… 20 ans… J’aurai certainement l’occasion de revenir sur le sujet ou pas d’ailleurs.

Berlin, l’amour, l’amitié, le partage, la fête et la décadence. Lui à l’Est et moi à l’Ouest. Nous sommes si peu de survivants.

À mon amour, à mes amis, si je ne parle jamais de vous avec les autres, ce n’est pas que je vous oublie, mais que je continue à vous aimer.

Extrait page 18

- Tu reviendras, crie Andy par la fenêtre, tu reviendras, tu verras. Personne ne part jamais réellement d’ici. Surtout pas toi. Les gens comme nous ne partent jamais.
Ils vont voir ailleurs quelque temps.
Ils font semblant ailleurs. Semblant de ne rien savoir, comme si Berlin n’avait jamais existé. Mais tu sais maintenant. C’est irréversible.
Un jour tu reviendras. Et moi je serai toujours là.

Après la chute du mur, Kits Hilaire a écrit une chronique sur la fin d’un monde : « Berlin dernière ». Je l’ai relu, comme à chaque fois que cette nostalgie, cette souffrance m’étreint le cœur. Et je me retrouve dans Kreuzberg tant parcouru, puis, à l’Est ou les règles étaient si différentes après le passage de la frontière.

Je sais que Berlin existe toujours, ce n’est pas le mien, le nôtre, mais la ville est là, et elle continue à exercer son influence sur des milliers de gens. Je le vois sur les blogs, et c’est bien.

kits Hilaire a écrit plusieurs livres depuis Berlin, dernière. Je les ai tous relu hier soir.

La Pitié, 1992, chez Pauvert.
Rosa Colère, 1995, chez Pauvert.
Vise directement la tête. 2000, chez Pauvert.

Berlin dernière, Kits Hilaire, Pauvert, 1990.

Claude

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