Bonjour à tous,

Je suis toujours là, mais depuis quelques mois je n’arrive plus à lire. Enfin, vendredi dernier, j’ai eu une envie de livre, et, j’ai couru à la librairie, où IL m’attendait. Il n’avait pas encore eu le temps d’être mis dans le magasin, et Valérie m’a dit qu’elle avait ce que je désirai (elle connaît mes goûts !!!)… Gagné !!! C’était le recueil de poèmes « Un art comme le mien n’est que vie mutilée » de Christine Lavant, traduit par François Mathieu. Pour ceux qui suivent ce blog, ce n’est pas un secret j’aime énormément l’écriture de cette auteure. Je me suis d’ailleurs rendue compte que j’avais oublié de faire un billet sur « das Kind », j’y reviendrai donc plus tard. Je ferai tout prochainement un commentaire sur ce recueil, sur les préfaces (toujours aussi intéressantes de François Mathieu). Je vous laisse un avant goût…

Et puis, il s’avère que je fasse un peu d’épilepsie à cause des écrans… Et là, je ris un peu moins, passant 10 h pendant 4 jours de la semaine sur l’ordinateur au travail. Parce qu’il faut bien se nourrir,  se loger ! Je réduis donc mon temps devant l’écran en dehors de ces heures obligatoires.

Au soleil

J’ai tellement froid, reviens à mon banc,
retourne à la gare où je t’attends,
je ne veux plus jamais t’appeler vaniteuse roue de paon,
Mon manteau est déjà mince et usé,
et ce vent de chien tourmente ma couenne,
je vais sans doute bientôt tomber malade.

Je ne peux plus aller t’attendre.
Et comme ma fenêtre est petite, sache aussi
que mon poirier étend de cette façon sa ramure.
Le bord de mon lit n’est plus au soleil,
et seule la croisée rampe sur mes oreillers,
deux poutres ombreuses qui me regardent mourir.

Christine Lavant, « Un art comme le mien n’est que vie mutilée », traduction François Mathieu, éd. lignes.

Claude

brique