Le lagon et autres nouvelles
Janet Frame

Ce recueil est le premier livre de Janet Frame, publié en 1951, il lui a permis d’échapper à une lobotomie et d’être reconnue comme écrivain. Elle avait alors 27 ans.

Les nouvelles sont autobiographiques, on retrouve des anecdotes familiales et des souvenirs de son passage en hôpital psychiatrique.

Extrait « des oiseaux ont commencé à chanter » p.137

Les oiseaux ont commencé à chanter. Il y en avait quatre-plus vingt qui chantaient, et c’était des merles.

Et j’ai dit qu’est-ce que vous chantez jour et nuit, au soleil et dans l’obscurité et sous la pluie, et dans le vent qui donne une couleur d’argent aux cimes des arbres.

Le lagon, et autres nouvelles, de Janet Frame, traduit de l’anglais (Nouvelle-Zélande) par Jean Anderson et Nadine Ribault, Postface de Nadine Ribault. Éd. des femmes Antoinette Fouque.

La meilleure manière (à mon avis) d’aborder son œuvre est de commencer par son autobiographie (en 3 volumes).

- Ma terre, mon île.

- Un été à Willowglen.
- L
e messager.

Jane Campion en a d’ailleurs fait un film très réussi et très fidèle aux livres.
J’ai découvert Janet Frame par ce film, depuis j’ai lu tout ce qui a été traduit. Étrangement, alors qu’elle aborde des sujets graves, difficiles, je trouve son écriture fraîche, légère.
Quelle femme ! Elle est arrivée à surmonter son internement « abusif », abusif, car elle a été hospitalisée pour schizophrénie, alors qu’elle n’était absolument pas malade. En lisant ses livres, je me suis dit qu’elle souffrait plutôt de timidité excessive… Heureusement que tous les timides ne sont pas « soignés » avec 200 électrochocs !!

Claude

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