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Tard dans la vie
de Pierre Reverdy
 

Je suis dur
Je suis tendre
     Et j’ai perdu mon temps
     À rêver sans dormir
     À dormir en marchant
Partout où j’ai passé
J’ai trouvé mon absence
Je ne suis nulle part
Excepté le néant
Mais je porte accroché au plus haut des entrailles
À la place où la foudre a frappé trop souvent
Un cœur où chaque mot a laissé son entaille
Et d’où ma vie s’égoutte au moindre mouvement

Sable mouvant, Au soleil du plafond, La liberté des mers suivi de Cette émotion appelée poésie. Préface d’Étienne-Alain Hubert. Éd. Poésie/Gallimard.

C’est sous la tonnelle que je découvre ce poète que je ne connaissais pas. C’est formidable, je vous en dirai un peu plus quand je serai allée un peu plus loin.

Claude