Mort d’une dame en été de Heimito von Dederer

Le narrateur de cette nouvelle, est resté en ville pendant la saison estivale. Août, dans les villes de province est bien souvent synonyme de désert. Notre narrateur, écrivain de profession, est,  un jour contacté par un avocat dont une cliente vient de mourir. Toute sa famille, et toutes ses connaissances sont parties en vacances à l’étranger. Ayant lors d’une conversation avec la veuve du conseiller entendu le nom de l’écrivain, il lui confie la tâche de la préparation des obsèques et de tout ce qui va avec.

Il rencontrera quelques difficultés !

Cette nouvelle est plaisante pour un après-midi pluvieux comme aujourd’hui.

Claude

Première page

Le plein été, en ville, c'est la saison de l'écrivain. Ils sont tous partis, déjà loin, ils regardent fixement à travers le pare-brise la route qui se dérobe sous eux, les mains gantées sur le volant, le téléphone reste silen­cieux, toute la corbeille de paperasse que le facteur déverse d'ordinaire quotidiennement dans l'antichambre diminue de volume et l'on peut se promener sans rencontrer quelqu'un constamment. C'est seulement à l'automne que commence la mise aux enchères des souvenirs de vacances, chacun déversant d'interminables pellicules photographiques grisâtres (comme on viderait ses intestins) ou encore des photos couleur rose bonbon, des diapositives et des films, ce qui tue toute convivialité. L'île d'Elbe l'emporte sur Amalfi, Paestum est une bonne carte et l'Égypte, c'est le joker.

Mort d’une dame en été, d’Heimito von Doderer, traduction de François Grosso. Éditions Sillage.

 BILLET_ mort d'une dame en été