Carnets 1934-1948
de Henri Thomas

Lundi 25 mai 1936
« Et je n’ai derrière moi que cet horrible arbrisseau » (Rimbaud, « Adieu » dans Une Saison en Enfer) exprime bien une pensée, qui n’est pas désespérante. Je ne suis pas malade ; j’ai ma volonté à grandir, mon attention à appliquer. Repoussés, les ennuis  d’autrefois, et les figures qui m’humiliaient ont perdu leur puissance sur moi.

4 décembre 1946
la somme de toutes les faiblesses, de tous les obscurcissements  passagers, c’est l’immobilité et la teinte grise de la médiocrité.
Si tu ne désensables pas ta vie chaque jour…

 Extraits. Carnets 1934-1948, Henri Thomas. Éditions Claire Paulhan.

Ce livre est posé sur un fauteuil dans mon bureau à la maison, quand je passe près de lui, je m’arrête et le feuillète régulièrement. La préface est une présentation de l’écrivain, complète et intéressante.

Claude

IMGP1722