Cette semaine, j’ai beaucoup ri au travail (c’est rare), pendant un café, les plus jeunes parlaient musique… nous n’avons pas les mêmes goûts, ça c’est sûr, mais c’est bien, j’aime bien découvrir, et surtout à mon sens il y a de la place pour tout le monde. De temps en temps, je mets un opéra dans mon bureau, je profite en général d’être seule dans le service, parce que l’opéra… c’est ringard, comme le classique et le jazz, il faut que je vous dise que pour le coup, je suis une super hyper ringarde ;o) en plus en ce qui concerne le rock, je me suis arrêtée à Bauhaus, Tuxedemoon, Lena Lovitch etc. Alors là, quand je leur en parle, je crois que je les perds et qu’ils changent de sujet de conversation, idem pour les livres. Et moi, ça me fait toujours rire.

Enfin bref, tout cela pour parler d’opéra, j’aime l’opéra, j’aime faire mon loukoum sur mon canapé près de mon poêle, et, juste écouter, juste ressentir… je peux rester plusieurs semaines sur le même, parce que je trouve agréable de ne plus avoir le livret et me rappeler un morceau. J’aime me laisser emporter, laisser couler les larmes pour la beauté des morceaux…

Si j’en avais les moyens, j’irai souvent à l’opéra, comme au théâtre… mais bon, au moins quand je peux y aller j’en profite, et sinon, il y a la médiathèque !

J’ai donc passé ma fin d’après-midi et mon début de soirée à écouter « Atenaide » de Vivaldi, et c’était formidable.

Voilà l'intrigue écrit par Nicholas Hunt :
Eudossa (Eudoxie), qui s'est enfuie d'Athènes avec son père, le philosophe Leontino, et a trouvé refuge à Byzance, alors romaine, pour échapper aux assiduités de Varane, prince de Perse, est sur le point d'épouser l'empereur d'Orient Teodosio (Théodose). Cette union a reçu (`approbation chaleureuse de Pulcheria (Pulchérie), soeur de l'ernpereur. La veille des noces, Varane se rend à Byzalee, soupirant vaine­ment pour sa bien-aimée qu'il connaît sous le nom d'Atenaide. Teodosio, demeuré reconnais­sant envers le père de Varane et désireux de nouer un lien durable entre les deux familles, voit dans cette arrivée l'occasion de marier sa soeur Pulcheria. Celle-ci, tou­tefois, est déjà courtisée par Marziano (Marcien), un général byzantin qui, de par son rang social, ne peut prétendre à une anion avec la princesse, et que Teodosio, pressentant un danger lui pourrait menacer ses plans, snvoie chercher la gloire et les auriers contre les armées aulgares. Pulcheria est, de plus, 'objet des assiduités de Probo

(Probus), préfet du prétoire ; celui-ci, rejeté par Pulcheria, décide que s'il ne peut obtenir sa main, Marziano ne l'aura paS non plus...

Teodosio accueille Varane à bras ouverts et, fièrement, lui pré­sente sa future épouse. Varane et Eudossa/Atenaide ne peuvent cacher leur surprise. Teodosio est profondément peiné de découvrir que celle qu'il doit épouser a déjà eu une relation amoureuse avec un autre ; mais, faisant passer la raison au-dessus de ses passions, il propose à Eudossa de décider elle-même : à celui qu'elle aime le plus, elle fera don d'un précieux joyau qu'il lui remet.

Eudossa n'hésite pas un instant : Teodosio, qui l'a accueillie et aimée avec respect dès le premier jour, est bien celui des deux qui mérite son amour. Elle en fait part à Probo et lui confie la bague pour qu'il la remette à l'empereur. Mais Probo, voyant là l'occasion rêvée d'atteindre son but, trahit la confiance de Teodosio et remet la bague à Varane, lui conseillant néanmoins, compte tenu de la situation, d'enlever la belle Atenaide, de peur que Teodosio ne change d'avis.

Croyant que sa bien-aimée s'est prononcée en faveur de son rival, Teodosio bannit Atenaide stupé­faite, sans lui donner la moindre explication. Celle-ci, rejetée éga­lement par son amie Pulcheria, décide de s'enfuir une fois encore avec son père Leontino, mais Varane la surprend et l'enlève aussitôt.

Leontino donne l'alerte. La ruse de Probo est découverte et Marziano, qui n'a pas encore quitté Byzance, incapable de se séparer de sa chère Pulcheria, parvient à redresser la situation en délivrant Eudossa des griffes de Varane et en la rendant à Teodosio.

Sandrine Piau : soprano
Vivica Genaux : mezzo-soprano
Guillemette Laurens : mezzo-soprano
Romina Basso : mezzo-soprano
Nathalie Stutzmann : contralto
Paul Agnew : tenor
Stefano Ferrari : tenor
L’orchestre : Modo Antiquo
Frederico Maria Sardelli : chef d’orchestre

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 Claude