Květa Legátová 

Je viens de découvrir Květa Legátová. Je suis émerveillée par son écriture, sa sensibilité, son don d’observation, son savoir-faire et sa subtilité pour nous le transmettre. J’ai deux billets en cours sur ses deux livres traduits en français. J’ai un peu de mal à rendre ce que j’ai pu ressentir en les lisant, alors je prends un peu mon temps.

Voilà en quelques mots, les grandes lignes de la vie de cette grande dame des mots. J’ai trouvé les informations sur le site de la radio de Prague : http://www.radio.cz/fr. Merci à eux, n’hésitez pas à aller les visiter, c’est très intéressant.

Née en 1919 en Moravie, Květa Legátová alias Vera Podhorna, s’appelle en réalité Vera Hofmanova.
Elle a toujours écrit, enfant déjà, elle imaginait des sketches très à la mode à l’époque. Un jour son père décide d’aller trouver les gens de la radio pour les leurs faire lire, ces derniers décident de les diffuser sur les ondes. Ils ont toutefois du mal à croire que c’est une enfant qui les a écrits. Ayant peur d’être ridicule auprès de ses copines, elle demande à sa meilleure amie si elle peut écrire sous son nom, cette dernière accepte, et de là est née l’écrivaine Vera Podhorna.

La guerre arrive, elle doit interrompre ses études de langues, qu’elle finira en 1947. Elle continuera d’étudier les mathématiques et la physique. Elle devient enseignante. Mais les dirigeants communistes estimant son « cas problématique » l’envoient en Slovaquie Morave à Stary Hrozenkov. Elle se retrouve en pleine campagne, elle qui a toujours vécu à Brno. Cette période et la région la marqueront à vie. Tout ce temps, elle continue à écrire, de cette époque, elle rapportera des portraits atypiques des gens de « là-bas », de ces portraits, le formidable livre  « Ceux de Želary » prendra forme. "Là les caractères ont les contours comme taillés dans la pierre, dira-t-elle. Ailleurs les caractères deviennent beaucoup plus vagues. Je pourrais vous parler longuement de toute une galerie de personnages. Je pourrais même choisir parmi mes collègues, mes élèves, mes voisins, et cela donnerait autant de récits à raconter. Cela m'intéresse énormément. Je pourrais écrire avec les mains et avec les pieds, s'il ne s'agissait que de cela ..." (Vera Hofmanova à Radio Prague) Plus de 30 ans après, elle reprendra une des nouvelles pour en faire un roman (pour un concours) « La Belle de Joza ». Époustouflant !!!!

Livres traduits en français :

- Ceux de Želary
- La Belle de Joza

Les billets vont suivre.

Claude

 

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Květa Legátová