Chronique des évènements amoureux
de Tadeusz Kowicki

Andrzej Wajda en a fait un film magnifique, le livre lui est sublime.
L’écriture nous emporte au cœur de ce premier amour, entre réalité et fiction ou rêve.

Witeck doit passer son bac, puis poursuivre ses études pour devenir médecin. Il n’a pas le temps pour l’amour, mais, un jour il rencontre Alina… Et là, les sentiments dépassent l’entendement, comme il se doit.

L’auteur a su rendre la puissance dévastatrice de cette première passion. 4ème de couverture. « C’est l’adolescence grave, la soif d’absolu, la chaleur inquiétante de l’été 1939, l’odeur de la rivière Wilia, le frisson vertigineux des premières fois. »

Il y a beaucoup de pudeur dans ce roman, il nous emmène dans un monde rude mais où seul le désir n’a de sens.

Claude

Premières lignes.

Voici comment tout avait commencé.
Le train, dans un long balancement monotone, s’enfonçait de plus en plus parmi les ravins sablonneux, les fourrés de genévriers, sous les tunnels ocre des pins rabougris. Un sauvage vent de printemps s’engouffrait dans le wagon et se déchaînait dans le couloir désert.

Le contrôleur moustachu perçait de son casse-noix argenté le billet de Witek. Une lanterne de laiton pendait sur sa poitrine. Du brûleur givré par le carbure s’écoulait une petite flamme bleue à peine visible à cette heure encore diurne.

Chronique des évènements amoureux, de tadeuzs Konwicki, traduit du polonais par Hélène  Wlodarczyck, postface d’Anne Simon. Editions Wildproject.

 

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