CAVERNE
suivi de
CADAVRE
de Makenzy Orcel

 

Page 18

s’attacher tue

mais la hâte soulève des montagnes
à peine plus lourdes que le foin
le vague souvenir grignoté dans le noir

tourne toi
loin de la routine ta nuit
sois éternel
immense brasier pour le fugitif

loin des jours englués
dans la mare des principes

fidèle à toutes soifs
solitudes
d’aucune langue
par-delà le possible et les liens…

 

Page 39

regardez par vous-même
par l’œil des ouragans
nos enfances dévastées
dans la manufacture des vents
leur morne texture

que du chaos à offrir
des fleurs animales
des chiens s’en allant dans la nuit
des rêves qui ne servent à rien

des jours qui nous glissent des mains
ruisselant dans le noir
des impasses de l’oubli
inondé par les larmes

des soleils en cavale vers l’aube inconnue
tel le temps revenu
de sa lointaine inertie

 

Extraits de Caverne de Makenzy Orcel. Edition la contre allée.

 

J’ai trouvé ce recueil à la médiathèque, je ne connaissais pas du tout Makenzy Orcel, et c’est une très belle découverte. J’aime beaucoup la force de la poésie qui se dégage de ce recueil.

Il a également écrit des romans, je vais me renseigner à ce sujet !

Claude

 

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