Je vous souhaite à tous une bonne année 2018, accompagnée d’une bonne santé qui vous permettra de vivre de très beaux moments.

Je suis un peu en retard, c’est sûr ! mais, comme beaucoup d’entre nous, l’humidité a eu raison de moi ! Tout semble aller mieux, ouf !

Pour commencer l’année, je vais publier (avec son autorisation 2 poèmes d’une amie.)

Claude

 

Parfois, de ce chemin où mes pas égarés
M'ont conduite ce matin, loin parmi la rosée,
La beauté irisée des tendres campanules,
Je vois dans la prairie de ces petites virgules
Légères et tressautantes comme autant de lutins,
De noisettes en noix composant leur butin
Et ma pensée gambade légère et tressautante
À leur suite impromptue en belle sarabande.

Florence Borsier


Je chevaucherai les chevaux du soir
Puisque ceux-ci me sont ôtés ;
Alors à course débridée
Je m’en irai fendant le noir.

Certes de leurs poitrails puissants,
Rien ne suinte, nulle sueur ;
Et entre mes jambes, je ne sens
Aucunement battre leurs cœurs.

Comme aucun souffle exhalé
Ne sort des naseaux blanchâtres,
Rien n’accompagne nos longues foulées
Jusqu’au petit matin douceâtre.

Ah ! Leurs sabots ne frappent pas
Les cailloux en froids ricochets ;
Ils battent l’air sans un émoi
M’emportant dans leurs envolées.

Je chevaucherai les chevaux du soir
Puisque ceux-ci me sont ôtés ;
Alors à course débridée
Je m’en irai fendant le noir.

Florence Borsier