Le bouc émissaire
d’August Strindberg

 

Libotz est un homme qui semble avoir le monde entier contre lui. C’est un homme aimable, sans une once de méchanceté mais qui a un gros défaut, celui d’être un étranger.

Pourtant, lorsqu’il arrive dans la ville, l’hôtelier Askanius lui propose de lui prêter de l’argent pour qu’il installe son office. Ce qu’il fit avec succès, et devint par la même occasion ami avec Askanius. Mais tout ceci était sans compter avec le procureur de la ville. Il représente dans ce livre, le mal absolu. Pendant un temps, Libotz cru qu’il pouvait se faire des amis, réussir dans son étude, se marier… mais une fois encore c’était sans compter sur le procureur !

J’ai ri, j’ai eu envie d’hurler par moment, parce que Libotz semble entouré d’une aura de malchance et de pigeon ! J’ai pu avoir l’envie de lui dire ses 4 vérités par moment !!

Les personnages qui l’entourent sont géniaux, ce sont des caricatures de la bêtise, du profit… des gens comme il en existe des millions. Libotz est un peu l’extra-terrestre dans cette histoire. Il est gentil (trop), il a bon cœur (trop), et subit le monde qui l’entoure (trop). Il ne remet pas les autres en question, ne réagit pas, jusqu’au jour où ne pouvant pas sauver son ami, il décide de partir et de tout quitter.

Claude

Première page
Au nord de Holaveden, dans une région montagneuse, une petite ville se blottit au fond d’un cirque. Les hauteurs l’entourent comme un mur, de sorte que le soleil se lève plus tard qu’il ne doit et se couche
plus tôt. Le mur n’est pas si haut qu’il oppresse, mais il enferme et offre une protection contre les vents : il y fait toujours calme. Les montagnes sont froides, la nature austère, mais une rivière bordée de grand aulnes et de joncs coule à travers la ville, ainsi les riverains peuvent-ils s’asseoir sur les pontons de leurs gloriettes et jouir de la verdure et de l’eau courante.

Autrefois la ville était célèbre pour sa source thermale ; aujourd’hui encore on peut voir le pavillon aux murs recouverts des béquilles et des cannes, souvenirs des cures réussies. L’eau n’a rien perdu de ses qualités, chaque année le pharmacien procède à son analyse, mais personne n’en use, car on ne croit pas à ses effets.

Le bouc émissaire d’August Strindberg, traduit du suédois par Elena Balzamo. Editions Viviane Hamy.

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