La Mémoire sous la glace
de Dana Stabenow

 

Mon blog me manque ! En ce moment, j’enchaîne les formations, je trouve cela très intéressant, mais le temps me manque pour le reste. J’ai dû diminuer mes heures de lecture. Mais, quand on aime vraiment lire, on ne tient pas longtemps !!!!

Alors, j’ai repris par ce beau polar.

Kate Shugak est une détective privée amérindienne. À sa mort, son grand oncle Sam Dementieff, lui lègue pratiquement tous ses biens. En même temps, elle accède à une partie de son histoire, que la famille avait tendance à cacher. Elle décide de partir à la recherche d’un homme mort un siècle plus tôt…

Sam Dementieff était le fils d’un homme qui avait volé, et déshonoré leur tribu lors de l’épidémie de la grande peste noire. Après avoir séduit sa mère (fille du chef), il s’était enfui avec le triptyque représentant la vierge et le symbole du village. Sam a passé sa vie à les rechercher, et Kate prend la relève.

Mais quelqu’un lui met des bâtons dans les roues, et veut l’empêcher d’atteindre son but.

C’est génial, car c’est tout d’abord bien écrit, on est tenu en haleine du début à la fin, on apprend plein de choses sur la vie des tribus au début du 20ème. Et puis l’alternance du présent et du passé, donne un rythme agréable à l’histoire.

Claude

 

Première page

1918

NINILTNA

La mort noire n'atteignit l'Alaska qu'en novembre. Et frappa la quasi-totalité de la population.

Le gouverneur du Territoire imposa la quarantaine et limita les déplacements vers l'Intérieur, postant des marshals sur l'ensemble des ports, des départs de piste et des embouchures afin d'interdire les contacts entre communautés. Il promulgua une directive spéciale enjoignant aux Natifs de rester chez eux et d'éviter les rassemblements publics. On ferma des théâtres, on annula des messes, on renvoya des écoliers à leurs familles, mais, du fait des traditions communautaires en usage chez les Natifs, ceux-ci furent frappés dans de fortes proportions. À Brevig Mission, on compta huit survivants sur quatre-vingts habitants. Dans certains villages, il n'y eut même pas de rescapés. Le printemps suivant, lorsqu'arriva la seconde vague de la pandémie, les gens étaient trop faibles pour chercher de la nourriture et la faim en emporta un peu plus.

En mars 1919, à Niniltna, le Chef Lev Kookesh et sa femme Victoria moururent de froid car ils étaient trop malades pour se lever et attiser le feu dans leur poêle à bois. Six kilomètres plus loin, à la mine de Kanuyaq, le gérant Josiah Greenwood perdit sa femme, ses deux fils et le quart de ses mineurs.

 

La mémoire sous la glace, de Dana Stabenow, « une enquête de Kate Shugak », traduit de l’anglais (États-Unis) par Jean-Daniel Bréque. Éditions Delpierre.

 

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