Ma librairie ferme ! je ne sais pas comment vous dire à quel point cela me fait de la peine   !

Il n’y a plus beaucoup de librairie comme celle-ci, où ce ne sont pas les têtes d’affiches qui sont en rayon, ou en grosses piles pour plus en vendre encore, ce ne sont pas forcément les livres grand public dont se régalent les médias. Dans ma ville, il n’y aura plus de librairie au sens où je l’entends. Oh des librairies, avec des Musso, Busi et compagnie (je m’excuse de les prendre en exemple, ça aurait aussi bien pu en être d’autres) il y en a, même plusieurs. Et encore, elles ne font pas que des livres, elles ont une autre activité.

Mais une librairie, où dans chaque rayon  vous trouvez des livres que les autres ne gardent pas car ils ne font plus assez de « chiffres », une librairie où des petites merveilles inconnues côtoient de grands noms, où lorsque vous demandez un avis, on ne vous répond pas forcément, « c’est un livre formidable ».

J’y suis allée cette semaine, et j’ai discuté avec Valérie, la libraire, elle me disait que ce genre d’endroits n’existent pratiquement plus, il y a Internet, il y a les supermarchés du livre, les très grandes librairies qui veulent tout avaler, et puis, il y a les lecteurs qui préfèrent les livres faciles, les bd, ou les livres de développement personnel !

Mais une librairie qui vit par ses livres, par sa passion, sans se trahir, ni trahir les livres, ça n’existe plus beaucoup. Si vous en connaissez une, n’hésitez pas à me le dire !

Alors oui, je suis triste, j’aime ces endroits vrais, où chacun défend son livre, où on se passe des titres, où quand notre passage doit être rapide, on s’aperçoit que l’on est encore là, 1h après, où notre bonne volonté de n’acheter qu’un livre failli à chaque fois.

Bien sûr, je reçois par Internet, les newsletters des maisons d’éditions, mais ce n’est pas pareil. Et puis, où acheter mes livres, pas dans les autres librairies de ma ville, je ne les aime vraiment pas, ni les supermarchés des livres, Internet ?  je m’en sers pour les livres d’occasion, mais je ne me vois pas acheter mes livres à chaque fois sur un écran.

Alors, si je peux, j’irai avec mes références chez un petit libraire, spécialisé dans autre chose, mais au moins je resterai fidèle à qui je suis !

 

C’est la fin de quelque chose, et cette fin je ne l’aime pas du tout, car elle va avec une certaine forme du déclin de la culture.

Claude