05 décembre 2008

L'homme noir

L’homme noirSergueï Aleksandrovitch Essénine Mon ami, mon ami,Je suis très très malade.Moi-même ne sais d’où est venue cette douleur.Du vent qui siffleSur le champ vide, sans une âme ?De l’alcool qui accable le cerveauComme septembre un bocage ?    […]Je ne sais pas, je ne me souviens plus,Dans un village,Peut-être à Kalouga,Ou à Riazan,Vivait un garçonDans une simple famille paysanne,Ses cheveux jaunes,Ses yeux bleu-ciel…Et voici qu’il devint adulte,Poète de surcroît,Au moins un peu,Mais possédé d’une... [Lire la suite]
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01 décembre 2008

Juste comme ça... !

Bonsoir, Juste comme ça, si vous avez le courage de sortir une ou deux oreilles et un bout de nez par la fenêtre il y a ce soir un croissant de lune entouré d'étoiles, c'est magnifique . Bon, je sais ça fait un peu pouet pouet mon histoire de lune, mais elle est réellement belle ce soir. Ça vaut le coup d'avoir un peu froid ! Je viens de rentrer du travail et je l'ai eu pendant plus de 45 minutes sous les yeux ou presque (parce que quand même il y a aussi la route à surveiller !!!) , et elle présageait une belle soirée à... [Lire la suite]
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27 novembre 2008

Descö Kosztolányi

Dezsö Kosztolányi Au début du XXème siècle, Dezsö Kosztolányi était reconnu comme un auteur à succès, populaire, et comme le dit Àdám Péter dans la postface du « Traducteur Cleptomane » : « il restera pourtant l’écrivain le plus solitaire de sa génération. » Dezsö Kosztolányi est né à Szabadka, petite ville de l’empire austro-hongrois le 29 mars 1885. Très tôt il se consacre au journalisme (1905), auparavant, en 1901, son premier poème avait été publié dans le « Journal de... [Lire la suite]
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15 novembre 2008

C'est là sans appui

Je ne connaissais ce poète québécois, c’est Claudio http://claudiopinto5.blogspot.com dans son message qui m’en a parlé, et bien entendu je suis allée sur le net pour en savoir plus... Voici, un de ses poèmes trouvés sur le net.Claude Hector Saint-Denys Garneau (premier plan) et André Laurendeau, septembre 1931 C’est là sans appui Je ne suis pas bien du tout assis sur cette chaiseEt mon pire malaise est un fauteuil où l’on resteImmanquablement je m’endors et j’y meurs.Mais laissez-moi traverser le... [Lire la suite]
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11 novembre 2008

Deux poèmes de Gaston Miron

Je suis en train d’écrire un billet sur Gaston Miron que j’aime beaucoup, alors en l’attendant voici deux poèmes. Claude Chaque jour… Chaque jour je m’enfonce dans ton corpset le soleil vient bruire dans mes veinesmes bras enlacent ta nudité sans rivagesoù je déferle pareil à l’espace sans bordssur les pentes d’un combat devenu totalau milieu de la plus quotidienne obscuritéje pense à toi tel qu’au jour de ma mortchaque jour tu es ma seule voie célestemalgré l’érosion des peines tourmenteusesje parviens à hisser... [Lire la suite]
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08 novembre 2008

La femme changée en renard

La femme changée en renardde David Garnett Hier une amie libraire m’a offert ce livre en me disant, tu vas voir c’est merveilleux. Je confirme c’est un livre merveilleux. Je n’avais pas encore lu David Garnett, je ne sais pas pourquoi. En fait, il participait aussi au groupe Bloomsbury mais je n’accrochais pas à ce que je pouvais imaginer de sa personnalité. Aujourd’hui j’ai lu ce livre magnifique, et j’ai découvert dans son roman une sensibilité insoupçonnée auparavant.Il se lit rapidement, je crois qu’il faut le prendre comme... [Lire la suite]
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08 novembre 2008

Une Suisse Rebelle

Une Suisse Rebelle : Annemarie Schwarzenbach (1908-1942)un film de Carole Bonstein, produit par Nasser Bakhti  J’ai découvert Annemarie Schwarzenbach par ce film il y a quelques années lors de sa diffusion sur Arte. Depuis, je savoure ses livres… mais, elle n’était pas seulement écrivain, elle était aussi photographe, journaliste, et j’ajouterais aventurière. Elle vivait sa vie à toute allure, toujours en quête de son identité, à la recherche d’un ailleurs lointain quitte à se perdre mais aussi à se retrouver. Sa vie a été... [Lire la suite]
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05 novembre 2008

Deux poèmes de Robert Walser

Tempsde Robert Walser Je suis couché, j’ai bien le temps,je réfléchis, j’ai bien le temps.Le jour est sombre, il a le temps,plus de temps que voulu, du temps,j’en ai à mesurer, du temps, du long temps.La mesure croît avec temps.Une seule chose dépasse le temps,c’est le désir, car aucun tempsn’égale du désir le temps. Zeit Ich liege hier, ich hab ja Zeit,ich sinne hier, ich hab ja Zeit.Der Tag ist dunkel, er hat Zeit,mehr Zeit, als ich mir wünsche, Zeithab ich zu messen, lange Zeit.Das Mass wird grösser mit der... [Lire la suite]
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30 octobre 2008

VOIR UNE FEMMED’Annemarie SchwarzenbachTraduit de l’allemand par Étienne BarilierPréface Étienne BarilierPostface Alexis SchwarzenbachÉditions Métropolis - 107 pages Je viens de terminer le roman « Voir une femme » d’Annemarie Schwarzenbach. Je suis sans mot, sans voix. C’est magnifique, c’est de la poésie pendant 60 pages. Étienne Barilier écrit dans la préface « la narratrice parle de son désir et de son attente comme un incendie sur la neige… ». Quoi dire de plus, si ce n’est lisez-le ! Elle parle du... [Lire la suite]
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30 octobre 2008

Calme est la surface (sans faute d'orthographe !!)

Mais... j'ai fait une faute de frappe dans ce poème. Merci Marco, voilà, je l'ai corrigé, ce sera plus sympathique à lire, et plus compréhensible. À toujours vouloir faire les choses trop rapidement… Calme est la surfaceCalme est la surfaceau pays des flammes,rien n’est visible,tout est équilibre.Mais des choses ont coursà cet instant,tel l’éboulement chaudau cœur des montagnes.Ils le savent, les raresqui ont vu à travers les fissureset senti la chaleur frapper.Les gens sont attirés par les gensdans une faim de flammes sur... [Lire la suite]
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