16 août 2012

Les lauriers-roses

Les lauriers-rosesColline de Philopàppoude Kiki Dimoula Nous ne sommes jamais venus.La colline t’ignore. Ton pas ne se trouve inscritdans aucune petite montéeet l’on entend même pas dans les douces descentesle rire de ta marche vive.Tu n’es pas inscrit non plusdans le vert des mots d’amoursur les feuilles charnues des cactus.Pleines de noms, petits coups de couteauqui ne vont pas en profondeuret facilement se referment,Elsi-Dimitriset la flèche.Et d’autres noms passésavec un chagrin longue durée.Sur la plupartLe trait d’unionest... [Lire la suite]
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14 août 2012

Extrait

… soyez patient en face de tout ce qui n’est pas résolu dans votre cœur. Essayez d’ aimer vos questions elles-mêmes… Ne cherchez pas… des réponses qui ne peuvent vous être apportées, parce que vous ne saurez pas… les vivre. Et s’il s’agit précisément de tout vivre. Ne vivez pour l’instant que vos questions. Peut-être simplement… finirez-vous par entrer insensiblement, un jour, dans les réponses.Extrait de « lettres à un jeune poète. » Lette n°4, de Rainer Maria Rilke. Traduit par Bernard Grasset et Rainer Biemel.
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14 août 2012

Extrait

… soyez patient en face de tout ce qui n’est pas résolu dans votre cœur. Essayez d’ aimer vos questions elles-mêmes… Ne cherchez pas… des réponses qui ne peuvent vous être apportées, parce que vous ne saurez pas… les vivre. Et s’il s’agit précisément de tout vivre. Ne vivez pour l’instant que vos questions. Peut-être simplement… finirez-vous par entrer insensiblement, un jour, dans les réponses.Extrait de « lettres à un jeune poète. » Lette n°4, de Rainer Maria Rilke. Traduit par Bernard Grasset et Rainer Biemel.
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14 août 2012

Du bonheur

Du bonheurde Silvina Ocampo  Je vivais durant l’été dans un glorieux jardin. Les fontaines brillaient en levantleurs eaux ingénieuses et pâles.C’était l’éternité d’un seul jour comme dans un tableau et rien ne se passait.Fallacieuses, de tendres fleurs se perpétuaient,de grands rayons de soleil illuminaientle ciel, et pour personne la joie. « Ce jour cruel s’achèvera-t-il mon Dieu.Jamais Silvina. Où se trouvent les gens ?Le soir ne tombera-t-il pas sur le fleuve ? La nuit ne tombera pas. » Lentement,un... [Lire la suite]
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11 août 2012

Court Green...

Court Green…extrait de « Froidure » de Kate Moses   Court Green est l’endroit dans le Devon où ont vécu Sylvia Plath  et Ted Hughes. J’ai toujours aimé dans les livres ses descriptions, avec les champs de jonquilles etc. Je vous livre ici un passage du livre Froidure dans lequel la maison est décrite, et quelques photos trouvées sur le net. Voici le lien, je trouve cet article très intéressant pour qui s’intéresse à ces deux grands poètes.... [Lire la suite]
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02 août 2012

Le monstre de Fabio Scotto

                             Le monstre   Il pleut sur le lac, drôle d'été. Le soir, le ciel se couvre, éclairs et tonnerre s'installent jusqu'à la nuit, un vent furieux happe les vitres et fait claquer les portes. Ce n'est même, plus de la pluie, c'est un orage tourbillonnant qui se déchaîne sur tout avec la violence d'un Destin. Comme ici maintenant, vers Oltrona,sur cette pauvre vieille qui a... [Lire la suite]
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02 août 2012

Poèmes d'amour désespéré de Sivina Ocampo

Sur le sablede Silvina Ocampo Je voudrai pénétrer dans les profonds reflets, pénétrer dans la lumière de ces grands miroirsque la mer forme dans les sables de ses rivages,et dans leurs profondeurs horizontales, loin,mourir, vivre à peine. Sobre la arena Quisiera penetrar en los hondos reflejos,penetrar en la luz de esos grandes espejosque forma en sus orillas el mar en las arenasy en sus profundidades horizontales, lejos,morir, vivir apenas. Sur le sable, extrait de « Poèmes d’amour désespéré » préface et traduction di... [Lire la suite]
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16 juillet 2012

Henri Thomas

Carnets 1934-1948de Henri Thomas Lundi 25 mai 1936« Et je n’ai derrière moi que cet horrible arbrisseau » (Rimbaud, « Adieu » dans Une Saison en Enfer) exprime bien une pensée, qui n’est pas désespérante. Je ne suis pas malade ; j’ai ma volonté à grandir, mon attention à appliquer. Repoussés, les ennuis  d’autrefois, et les figures qui m’humiliaient ont perdu leur puissance sur moi. 4 décembre 1946la somme de toutes les faiblesses, de tous les obscurcissements  passagers, c’est l’immobilité et la... [Lire la suite]
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13 juillet 2012

de Georges Perros

J’ai besoin d’amour mais m’en passeet quand on monte l’escaliersouvent je ferme à double tourpour ne pas avoir à souffrirde voir femme ou homme apparaîtrepour me faire souffrir encoreL’amitié j’en connais le baumeet la douleur bien davantageAllez, plus on avance en âgemoins on a de temps à donnerà ceux qui n’ont besoin de nousque luxueusement. C’est tout ce que ce soir j’ai à chanter.Extrait (page 117) d’une vie ordinaire de Georges Perros. Poésie Gallimard.
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04 juillet 2012

Nous savons...

Nous savons…d’Armand Robin Nous savons que nous ne sommes pas sauvés, Nous chantons sous la nuit sans espérance,Sous les étoiles silencieuses,Avec l’inutile splendeur de notre conscience. Ma vie sans moi, Armand Robin. Préface d’Alain Bourdon. Poésie/Gallimard.   Je suis encore malade, ça n’arrête pas !!!! Bon, le lit ça va 1 jour mais quand ça perdure, c’est beaucoup moins drôle. Enfin bref, ça ira mieux demain. Pendant les vacances, j’ai décidé de me remettre à apprendre des poésies. J’ai l’impression que ma mémoire... [Lire la suite]
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