02 juillet 2011

Létika Klinik d'Édith Azam

LÉTIKA KLINIC D’Édith Azam J’ai rencontré Édith Azam à un salon du livre il y a quelques années. J’avais adoré ses lectures et vraiment apprécié la personne. Il y a deux ou trois semaines, l’Atelier 621 du CHS de la Sarthe a proposé le texte Letika klinic. C’est un de ses poèmes, il parle de la maladie mentale. Il a été joué par des patients en hospitalisation complète ou en soins externes et des personnels soignants (la mise en scène est d’Abdel Baybay, metteur en scène de la compagnie « pièces et main-d’œuvre »). Je ne... [Lire la suite]
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14 avril 2011

E.E. CUMMINGS

  En arrêt maladie (rien de grave, mais bon!!) j’ai le temps de regarder plus sérieusement mes mails… La semaine dernière, une amie m’en avait envoyé avec un poème de Cummings, il est magnifique. Je n’ai pas lu le recueil, mais il est prometteur ! J’en reparlerai certainement dans quelques mois, quand il sera dans le rayon de la médiathèque. En attendant, le voici (auparavant, je l’avais lu sur le site « des cahiers d’Eucharis » : http://lescarnetsdeucharis.hautetfort.com/   Puisque sentir est... [Lire la suite]
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01 mars 2011

Sèves et déchets - Visage II

Sèves et déchetsd’Andrée Chédid Cette année       j’abolis l’espérancel’horizon des partagesl’oiseau des parentés L’aube est moribondeBoue et supplices surnagentLes crédos ont pourri ! À pas de fossoyeurj’enfonce dans l’histoirebroyée par l’outragegluante de toutes ses plaies Quelles ressources      quel fermentnous surprendront encore ?Quel printemps tressaillera ? Quel adolescent large de rêvesémerveillera le jour ? Quel frisson de sèvess’assemble sous... [Lire la suite]
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28 février 2011

On m'a touché à la tête...

On m’a touché à la tête d’un doigt effroyablementdoux, on m’a insufflé,Jusqu’au fond de ma bouche j’étais limpide : limpideengouffrement,La goulée du cœur la facemangée,Sur les draps le sang frémissait encore :à faire peur,S’il était possible d’appeler une comète comme un animal :ou une brassée de parfumsi aiguqu’il enfoncerait dans la chair : deviendrait unanimedans la chaircomme une lueur,Une bague vivante à un doigt mortel :l’épouvante rythmiquedu nomtouchant encore la tête,Le lait circulait en elles,C’est... [Lire la suite]
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26 février 2011

Où va se terrer la lumière

Cela s’appelle, un gros gros passage à vide ! mais très gros. Pas envie de lectures particulières en ce moment, plutôt besoin de repos et de liberté. Ça tombe bien, récupérations et vacances sont à l’ordre du jour ;o) J’ai toutefois lu de la très belle poésie.   De Mary-Laure Zoss       Où va se terrer la lumière, page 34 ... quant à nous, tirant nos courroies serrées sur le corps du mal, quel visage portons-nous qui arra­che des aiguilles à l'air vif, quelle fumée envenime nos paupières... [Lire la suite]
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25 décembre 2010

Ton visage...

Le lien d’ombreHugo von Hofmannsthal On connaît peu Hugo von Hofmannsthal comme poète. Sa carrière a été fulgurante, il a écrit l’essentiel de ses poèmes entre 16 et 25 ans. Ce recueil regroupe l’intégralité de son œuvre poétique (la plupart des poèmes ont été publiés de son vivant). Je vous en dirai un peu plus dans quelques temps, je l'ai depuis peu, et je n'ai pas encore pris le temps de le lire sérieusement. Mais, voici un petit avant goût... Claude Ton visage…Hugo von Hofmannsthal Ton visage était tout... [Lire la suite]
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15 décembre 2010

Petite colère

Petite colèrede Tomás Segovia Pour l’amour de deux ne me faites pas cette têteje me tais je me retire je prends ma retraite de paroleje ne dirai plus cette bouche est miennepas plus qu’avec ma bouche à moi je ne dirai « cette bouche n’est pas   mienne »je ne dis plus rien je reste à ma place je m’assiedsje me dis à moi-même mes quatre véritésje reste là bien sagement pour que toute les accusations de fallacequi traversent sans cesse innombrables comme des guêpespassent par moi en moi se croisent me transpercent et... [Lire la suite]
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23 novembre 2010

Mystères

Mystèresde Attila Jòzsef  Au son des mots mystérieux, je monte la garde des contes vieux. Tu m'as vêtu de la tête aux pieds de lourde prison de fidélité. La brise le dit, l'eau le dit, si tu les comprends, tu rougis. Les yeux le disent, le cœur le dit, par leur requête ils te prient. J'écris mes rimes à mon tour, elles te chantent mon amour. Alors, rends-moi donc plus légère cette lourde prison de fidélité. Aimez-moi. L'œuvre poétique Attila József, traduit du hongrois sous la direction de G. Kassai... [Lire la suite]
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13 novembre 2010

Un peu plus de Tomas Segovia

Le faux bleu nocturnede Tomas Segovia Dans les rues qui ne dorment pasLa vielle infatigable avilit la nuitElle la traîne dans les flaquesDe ses plaisirs laborieuxLa prostitue sur des rives vacantesQu’outragent des fleuves de somnambulesEntre une enseigne lumineuseEt un raide gratte-ciel de bureauxJ’entrevois en passantLa lune distanteRuminant ses éternelles brumesSoudain ne disent rienLes mots que nous prononcionsNous n’allions nulle partLa ville n’est pas vraie Comment avons-nous pu Croire en cette histoire... [Lire la suite]
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04 novembre 2010

Tomas Segovia Cahier du Nomade

Tu n’es pas venue aujourd’hui et m’as ainsi renduà la simplicité oubliée du tempset c’est comme si tu étais définitivement partie.Je ne sais plus aimer honorablement le coursnaturel des jours.Ma journée entière était une veille algidesous la clarté lointaine de tes yeuxqui exaspérait le temps sans le regarder.J’allais aveugle enfonçant les portes de la nuit,tu m’avais attaché à la noria obsessived’un présent ignorant impubère de lendemains ;et je tournais en suivant fascinéta somnambule infaillibilité d’enfant.Et aujourd’hui que tu... [Lire la suite]
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