Marceline Desbordes-Valmore

Marceline Desbordes-Valmore est née à Douai, le 20 juin 1786, et morte à Paris le 23 juillet 1859.  Elle passe une enfance heureuse, jusqu’à la ruine de son père à la révolution. Pour des raisons mal connues, sa mère décide de quitter son mari et la France pour aller rejoindre un cousin fortuné installé en Guadeloupe. Sa plus jeune fille, Marceline refuse de se séparer d’ elle et  part elle aussi. Elles durent trouver l’argent pour le voyage, mais arrivées à la Guadeloupe, le cousin est mort. Sa mère meurt peu après. (Marceline n’a que 15 ans). Après quelques mois, en rentra en France auprès de sa famille. Elle se fait engager dans un théâtre à Douai, puis à Rouen et rapidement à Paris. Peu à peu, elle se remet à écrire tout en étant consciente qu’elle sera toujours face à une difficulté majeure : celle de n’être qu’une femme. Son oncle, le peintre Constant Desbordes veut l’aider. Mais elle ne se destine pas à la peinture.

3 dates marquent sa vie amoureuse :

-          En 1809, elle rencontre Henri de Latouche, qui sera l’amour de sa vie. Ils auront un fils qui mourra à 5 ans. Elle aura beaucoup de mal à s’en remettre, tout comme du départ de Latouche. Ce dernier lui prodigua de très bons conseils littéraires.

Elle continue à jouer au théâtre de l’Odéon en 1813, puis en 1815.

-          En 1817, elle rencontre et épouse l’acteur Prosper Lanchantin, dit Valmore. C’est un acteur sans beaucoup de succès qui la fera vivre dans la médiocrité. Très amoureux de sa femme, il lui a permis de publier des poèmes d’amour dont il n’était pas le « héro ». En effet, Latouche est réapparu dans sa vie juste après son mariage, elle l’aimera jusqu’à sa mort. Elle eut un fils et trois filles, l’une d’elle était semble t-il la fille de Latouche. Elles moururent toutes trois en bas âges. Elle continuera à jouer, écrire, publier poésies et romans. Au milieu des années 20, elle a renoncé définitivement aux planches, pour se consacrer son temps à l’écriture de poèmes et de contes.

-          En 1851, Latouche meurt, ce qui brisa le cœur de Marceline.

Elle est morte d’un concert en 1859.

Elle offre une exceptionnelle diversité de thèmes et de rythmes. Elle exprime tous ses thèmes avec une même aisance en alexandrins ou en octosyllabes, en hendécasyllabes ou en mètres brefs. Elle a l’art de fixer, au moyen des termes les plus frappants, les émotions éparses, confuses, telles qu’elles sont dans leur premier état, toutes vibrantes encore de la transe qui les a fait jaillir.

Le succès qu’elle a connu de son vivant n’a cessé de croître depuis un siècle.

Sa poésie simple, mais d’une sincérité aussi émouvante que naturelle, a été apprécié des romantiques comme des symbolistes. Verlaine lut ses poèmes sur le conseil de Rimbaud, St Beuve dit d’elle :  « Elle a chanté comme un oiseau ». Georges Sand, Baudelaire, Mallarmé, Victor Hugo ont admiré eux aussi son œuvre.

Les renseignements de ce texte sont pris sur Internet et dans la préface d’Yves Bonnefoy (poésies, chez gallimard).

Claude

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