John Patrick Donleavy

« Quand on a pas d’argent, le problème, c’est la nourriture. Quand on a de l’argent, c’est le sexe. Quand on a les deux, c’est la santé. Et si tout va bien, comment ne pas être effrayé à l’idée qu’on va mourir un jour. »

                                          J.P. Donleavy

Il est né en 1926 à New-York de parents irlandais. Il part à 20 ans, (grâce à une bourse d’étude) à Dublin. Il y fera surtout la tournée des boîtes, des bars avec ses acolytes : Brehan Behan, P. Kavanagh, Gebler… Ils y mèneront une vie de débauche, qui n’empêchera pas à Donleavy de peindre et d’écrire son premier livre : « L’homme de gingembre ». (mon préféré !)

Sébastian, un jeune homme de bonne famille, passe ses journées dans les pubs avec son copain plutôt que de suivre ses études. Débauches en tout genre se succèdent, ils forment un couple de fêtards décadents, de roublards, de propre-à-rien incroyable, dans un Dublin paillard !!!

J’ai toujours aimé ce livre, j’ai du le lire pour la première fois il y a environ 25 ans, et bien relu depuis. Il a été censuré en Irlande, ainsi que son adaptation théâtrale.

Déçu, Donleavy est retourné aux Etats-Unis. Il a continué à écrire, les romans suivants sont dans la même veine mais moins truculents. (quoique le « mangeur d’oignon » est bien déjanté, et je me demande en écrivant ce billet si je ne le préfère pas encore à l’homme de gingembre !!)

Donleavy est retourné vivre à Dublin, et s’y est installé définitivement. J’ai lu sur le site http://www.librairie-compagnie.fr qu’il avait dit à ce propos : « dans l’espoir, malgré tout ce que j’y avais vécu, et ce qu'ils avaient fait à L'Homme de gingembre dans cette ville de Dublin, en retournant à ces prairies émeraudes, de m’y installer et d’être éternellement exempté d'impôts pour mes gribouillages créatifs futurs et passés. »

Bibliographie :

L’Homme de gingembre (The Ginger Man, 1955), roman, traduit de l’anglais par Suzanne Mayoux. [Paris], Éditions Denoël, « Les Lettres Nouvelles »,1968, 328 p., épuisé ; réédition : [Paris], Éditions Gallimard, « Folio » n° 1140, 1979, 2001, 404 p., 5.80 €.
 
Un homme singulier (A Singular Man, 1961), roman, traduit de l’anglais par Suzannne Mayoux. [Paris], Éditions Denoël, « Les Lettres Nouvelles », 1971, 384 p., 8.99 €.

 
Un conte de fées new-yorkais (Fairy Tales of New York, 1961), roman, traduit de l’anglais par Anne Villelaur. [Paris], Éditions Denoël, « Arc-en-ciel », 1977, 378 p., 11.74 € ; réédition : [Paris], Éditions Gallimard, « Folio » n° 1976, 1988, 464 p., 7.60 €.
 
La Sale saison de Samuel S., suivi de La Molécule Folle et autres nouvelles (The Saddest Summer of Samuel S., 1966), traduit de l’anglais par Marie-Josée Lacube. [Paris], Éditions Denoël, « Arc-en-ciel », 1979, 240 p., 8.69 €.
 
Les Béatitudes bestiales de Balthazar B. (The Beastly Beatitudes of Balthazar B., 1968), roman, traduit de l’anglais par Suzanne Mayoux. [Paris], Éditions Denoël, « Les Lettres Nouvelles », 1973, 420 p., épuisé ; réédition : [Paris], Éditions Gallimard, « Folio » n° 987, 1977, 2000, 588 p., 7 €.
 
Mangeurs d’oignons (The Onion Eaters, 1971), roman, traduit de l’anglais par Anny et Claude Mourthé. [Paris], Éditions Denoël, « Arc-en-ciel », 1976, 292 p., épuisé ; réédition : [Paris], Éditions 10-18, « 10-18. Domaine étranger », n° 2667, 1995, 384 p., 6.90 €.
 
Le Destin de Darcy Dancer, gentleman (The Destinies of Darcy Dancer, Gentleman, 1977), roman, traduit de l’anglais par Suzanne Mayoux. [Paris], Éditions Denoël, 1983, 400 p., 15.55 € ; réédition : [Paris], Éditions 10-18, « 10-18. Domaine étranger », n° 2667, 1995, 510 p., 6.90 €.
 
Le Tennis de Alfonse (De Alfonse Tennis. The Superlative Game of Eccentric Champions, Its History, Accoutrements, Rules, Conduct and Regimen, 1984), roman, traduit de l’anglais par Anne Villelaur. [Paris], Éditions Denoël, 1986, 312 p., 24.85 €.
 
Mon Irlande, avec tous ses péchés et certaines de ses grâces (J. P. Donleavy’s Ireland, 1986), traduit de l’anglais par Anne Villelaur. [Paris], Éditions Denoël, 1987, 312 p., illus., 24.85 €.
 
La Dame qui aimait les toilettes propres. Chronique d’une des plus étranges histoires colportées dans les environs de New York (The Lady Who Liked Clean Rest Rooms, 1995), traduit de l'anglais par Pierre Guglielmina. [Paris], Éditions Calmann-Lévy, 1998, 120 p., 13.05 € ; réédition : [Paris], Éditions Gallimard, « Folio » n° 3363, 2000, 4 €.

Bonne lecture, je pense que je reviendrai plus longuement sur certains de ces livres.
Claude

donleavy