Le temps gelé
de Mickhaïl Tarkovski

Je vous présente aujourd’hui, une merveille, une pépite.

Le temps gelé est le premier livre de Mickaïl Tarkovski traduit en français. Il n’est pas de formation littéraire, mais scientifique. Alors que tous les ans à la bonne saison, il faisait des recherches dans la région de Krasnoïarsk, il a décidé un jour de ne pas rentrer, et de vivre là-bas à temps plein comme les trappeurs du coin. Il n’est jamais reparti. Dans ce livre, il nous parle dans un style magnifique de ce splendide pays d’adoption, et surtout, des femmes et des hommes qui y vivent. Tout ceci avec un amour non feint. C’est d’une beauté incroyable, la poésie est présente dans toutes les pages.
Après 30 ans passés avec ces gens en plein cœur de la Sibérie, il continue à passer ses soirées à écrire des histoires sur ces êtres  uniques, sur ces paysages illimités, sur les animaux encore libres. Des histoires de contrées où les étoiles sont les seuls lumières de la nuit, où il n’y a pas de réverbères.
Il nous narre des histoires de chasseurs-trappeurs, de la montée du fleuve Ienissei, d’une façon que je n’avais encore jamais rencontrée, avec une humanité pure et sincère.
Il a les mots justes pour définir la dureté autant que la beauté de ce monde.

C’est pour moi, un chef-d’œuvre.

Claude

Extrait de la préface de Mickhaïl Tarkovski

Tout ce que j’écris, qu’il s’agisse de prose ou de poésie, je le dois à l’Ienesseï, le grand fleuve sibérien au bord duquel je vis depuis près de quarante ans. J’habite dans le village de Bakhta qui compte deux cents habitants et se trouve à mille kilomètre au nord de Krasnoïarsk, la capitale de la région. La petite ville la plus porche, l’ancienne Ienisse est à 700 kilomètres.
Quand j’étais petit, j’ai vécu entouré de livres, et en venant sur l’Inenisseï j’ai accompli mon rêve d’enfant.

Le temps gelé, de Mickhaël Tarovski, traduit du  russe par Catherine Perrel. Editions Verdier.

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