02 août 2012

Poèmes d'amour désespéré de Sivina Ocampo

Sur le sablede Silvina Ocampo Je voudrai pénétrer dans les profonds reflets, pénétrer dans la lumière de ces grands miroirsque la mer forme dans les sables de ses rivages,et dans leurs profondeurs horizontales, loin,mourir, vivre à peine. Sobre la arena Quisiera penetrar en los hondos reflejos,penetrar en la luz de esos grandes espejosque forma en sus orillas el mar en las arenasy en sus profundidades horizontales, lejos,morir, vivir apenas. Sur le sable, extrait de « Poèmes d’amour désespéré » préface et traduction di... [Lire la suite]
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16 juillet 2012

Henri Thomas

Carnets 1934-1948de Henri Thomas Lundi 25 mai 1936« Et je n’ai derrière moi que cet horrible arbrisseau » (Rimbaud, « Adieu » dans Une Saison en Enfer) exprime bien une pensée, qui n’est pas désespérante. Je ne suis pas malade ; j’ai ma volonté à grandir, mon attention à appliquer. Repoussés, les ennuis  d’autrefois, et les figures qui m’humiliaient ont perdu leur puissance sur moi. 4 décembre 1946la somme de toutes les faiblesses, de tous les obscurcissements  passagers, c’est l’immobilité et la... [Lire la suite]
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13 juillet 2012

de Georges Perros

J’ai besoin d’amour mais m’en passeet quand on monte l’escaliersouvent je ferme à double tourpour ne pas avoir à souffrirde voir femme ou homme apparaîtrepour me faire souffrir encoreL’amitié j’en connais le baumeet la douleur bien davantageAllez, plus on avance en âgemoins on a de temps à donnerà ceux qui n’ont besoin de nousque luxueusement. C’est tout ce que ce soir j’ai à chanter.Extrait (page 117) d’une vie ordinaire de Georges Perros. Poésie Gallimard.
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04 juillet 2012

Nous savons...

Nous savons…d’Armand Robin Nous savons que nous ne sommes pas sauvés, Nous chantons sous la nuit sans espérance,Sous les étoiles silencieuses,Avec l’inutile splendeur de notre conscience. Ma vie sans moi, Armand Robin. Préface d’Alain Bourdon. Poésie/Gallimard.   Je suis encore malade, ça n’arrête pas !!!! Bon, le lit ça va 1 jour mais quand ça perdure, c’est beaucoup moins drôle. Enfin bref, ça ira mieux demain. Pendant les vacances, j’ai décidé de me remettre à apprendre des poésies. J’ai l’impression que ma mémoire... [Lire la suite]
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21 juin 2012

Événements mineurs de Ted Hughes

Événéments mineursde Ted Hughes « Poèmes 1957-1994 »traduit par Valérie Rouzeau et Jacques Darras « Assez ! » a dit le sang du vieil homme.Personne n’avait plus cœur à le voir continuer.Ses photographies étaient une charité froide, sur la cheminée.Sa bouche, devenue boutonnière, ses membres fer gainé. À l’approche de la mort ses yeux visaient à peine plus haut que les choses qu’il voyait.Étaient la triste arrière-garde sur la plageSe détournant, humides, de la fumée vers la mer,Cherchant de tout leur espoir... [Lire la suite]
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24 mai 2012

Eeva-Liisa Manner

À quel point la solitude peut se propager de moi,les buissons périssent,les arbres s’enfuient et les martres, les martres.La froidure de la nuit s’éloigne lentement toujours plus       comme la frange d’un glacieret recouvre les petits corps.Les arbres au-dehors soutiennent la vacuité,la solitudecomme une pierre passe d’arbre en arbre Infinitude et neige. Le Rêve, l’ombre et la vision d’Eeva-Liisa Manner. Oprhée La Différence. Page 29   Me revoilà ! Ces dernières semaines n’ont pas été... [Lire la suite]
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29 mars 2012

La haine de Wislawa Szymborska

La hainede Wislawa Szymborska   Voyez combien elle reste efficace,combien elle se porte bien en notre siècle, la haine.Avec quel naturel elle prend les plus hauts obstacles.Combien il lui est facile : sauter, saisir. Elle n'est pas comme les autres sentiments.Leur aînée, et pourtant leur cadette. Elle sait engendrer toute seule ce qu'il lui faut pour vivre.Si elle dort, ce n'est pas d'un sommeil éternel. L'insomnie ne lui ôte pas ses forces, au contraire. Peu lui chaut, religion ou pas,pourvu qu'on soit dans les starting... [Lire la suite]
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21 mars 2012

De l'âme (extraits)

De l’âme (extraits)de Christophe Mileschi La passion qui dévaste, la passion qui déraisonne, qui prend l'exacte contre-direction des lois édictées par les souverains de la place forte du moi, la passion qui jouit tant de tordre en tous sens les belles figures recti­lignes de l'appropriation, cette passion-là ne se com­prend que comme le ressac multiplié d'une onde qu'on avait cru stopper par des écrans en deçà desquels se voulait contenir l'être : une revanche de l'âme bannie alors qu'elle est partout chez elle, une déflagration un... [Lire la suite]
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03 novembre 2011

Le linceul du vieux monde de Gérard Mordillat

N’étranglez pas les singesde Gérard Mordillat N'étranglez pas les singesIls me regardentLeurs bras sont maigres comme les miens Leur souffrance jumelleJe suis gibbon de mot en mot Chimpanzé,orang-outang, gorille Macaque, babouin electrodiséBonoboPauvre poilu au cul peléJe suis l'encagé vif Le mangeur de bananesLe branleur grimaçantQui singe sa mortQui singe sa vieQui ne vaut pas une cacahuète Pas un pet de ouistiti…Homme noirHomme blancN'étranglez pas les singes aux yeux vertsÇa m'arrache les poils du cœurÇ'a m'arrache le sang du... [Lire la suite]
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20 septembre 2011

Terre Médiane de Henri Cole

Terre Médiane Henri Cole Traduction de Claire Malroux 6 Face à moi, tu es endormi. Moi aussi je dors.Sans doute as-tu raison : je projetteles ambiguïtés de mes propres désirs.Je sens que je ne te connais que sur les bords. Parfois je me lève la nuit d'un bond, haletant,je vois ma jeune tête grisonnante dans la glaceet je recule, comme tout humain, devant le verre froid.Je n'ai pas le temps d'investir dans ce quej'ai la prétention de désirer. Mais quand tu ouvrestimidement les yeux et me donnes un coup d'épaule,je ne suis plus... [Lire la suite]
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